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| Dirk Nijland - Nature morte |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et graphiste néerlandais Dirk Hidde Nijland (1881-1955). J’ai toujours beaucoup aimé les natures mortes, des maîtres flamands aux bodegones espagnols. Mais celle-ci m’a particulièrement plu : une vieille carte marine, une planche ancienne consacrée aux balises, quelques volumes au cuir fatigué, et la maquette d’un petit voilier traditionnel des côtes flamandes.
Rien de spectaculaire, mais dans ces objets usés par le temps semble se raconter toute une histoire de voyages, de découvertes et de souvenirs.
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| D.N. - Het baken |
Cette attention portée aux objets modestes et aux traces du temps n’est pas étrangère à l’ensemble de l’œuvre de Nijland. Son père, collectionneur passionné, lui fait découvrir très tôt les œuvres de George Breitner, Jan Toorop et Vincent van Gogh. Formé à la Rijksschool d’Amsterdam, puis à Rotterdam auprès d’A.H.R. van Maasdijk et J.D. Huibers, il commence par réaliser des natures mortes minutieuses d’objets ordinaires, à la plume, au pinceau ou à l’encre de Chine. À l’abri des soucis matériels, il voyage ensuite en Belgique et en France, où la découverte du
pointillisme de Georges Seurat le marque profondément.
De retour au pays, vers 1905, il se consacre à ce qui l’entoure : les polders, les canaux, les petits ports, les figures humaines dans leur relation avec l’eau et la lumière.
Peintre des paysages modestes et des atmosphères tranquilles, Dirk Nijland occupe une place singulière dans l’art néerlandais du début du XXᵉ siècle.