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| B. Buffet - Bouquet de marguerites (1957) |
« le peintre tragique de la condition humaine ».
Son style anguleux, austère et immédiatement reconnaissable lui vaut un succès fulgurant après-guerre, avant de traverser une longue période de rejet critique. En 1943, à quinze ans, il réussit le concours d’entrée à l’École des Beaux-Arts de Paris et intègre l’atelier d’Eugène Narbonne. Il a à peine vingt ans lorsqu’il connaît déjà une immense célébrité. « Ce garçon fait à vingt ans ce que je voudrais faire à mon âge », dira un jour André Derain.
Buffet sera aussi membre du groupe de l’Homme Témoin, fondé en 1948 par de jeunes peintres français désireux de défendre un réalisme social expressif face à l’abstraction triomphante.
« La peinture, disait-il, est un cri. »
Ses toiles sombres, peuplées de figures décharnées, portent la trace des ruines de la guerre. Céline, en 1952, envisage même de lui confier l’illustration d’une édition de luxe du Voyage au bout de la nuit, un projet qui ne verra finalement jamais le jour.
Je ne suis pas moi-même très friand de ses clowns tristes ni de ses paysages dépressifs – question de goût. Mais j’aime certains tableaux, comme la plupart de ses marines, quelques vues de Paris, et bien sûr ceux que je présente ici aujourd’hui.
© Veilleur de Nuit – 2016












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