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| C.C - La moissonneuse (1838) |
Élève de Michallon puis de Jean-Victor Bertin, il est formé dans la tradition néoclassique du paysage historique, qu’il contribue progressivement à renouveler.
Issu d’une famille de commerçants aisés, il bénéficie très tôt d’une indépendance financière qui lui permet de se consacrer entièrement à la peinture.
Il fréquente l'Académie Suisse – qui deviendra l'Académie Colarossi –, et loue un atelier quai Voltaire, dans le 7ème arrondissement de Paris.
Le Grand Prix de Rome Achille-Etna Michallon va l'initier au néo-classissisme et lui faire découvrir les peintres du groupe de Marlotte. Quand Michallon disparaît prématurément à l'âge de 26 ans, c'est un de ses professeurs, Jean-Victor Bertin, qui continuera à enseigner à Corot l'art de la composition néoclassique et du paysage historique. À partir des années 1820, ses voyages en Italie puis à travers la France nourrissent une pratique du paysage directement sur le motif. Peu à peu, son travail s’éloigne de la rigueur néoclassique pour accorder une place croissante à la sensation lumineuse et à une forme de rêverie, qui annonceront aussi bien le symbolisme que certaines recherches impressionnistes.
Présenté au Salon de 1835, son œuvre gagne rapidement en reconnaissance, et Corot s’impose comme une figure centrale du paysage moderne au XIXᵉ siècle.



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