In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 28 juin 2020

B. Morisot - Devant la glace (1890)

Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres de Berthe Morisot (1841-1895), l'une des grandes figures de l'impressionnisme
Formée dès son plus jeune âge sous la direction de Camille Corot, elle expose d'abord au Salon officiel avant de rejoindre les impressionnistes, dont elle participe à la première exposition en 1874.

B.M. - Dans les blés (1875)
Ses tableaux montrent souvent des intérieurs, des jardins, des femmes et des enfants. Mais plus que leurs sujets, c'est sa manière de peindre qui frappe : une touche légère, parfois presque inachevée, qui laisserait les formes se dissoudre, comme si elle cherchait moins à décrire qu'à retenir un instant, une lumière, un geste.
Chez Berthe Morisot, le quotidien devient un espace d'observation intime : une femme absorbée dans sa pensée, un enfant, une scène familiale ou un moment dans un jardin prennent une profondeur particulière. Elle a ainsi créé une œuvre où la vie ordinaire devient le sujet même de la peinture.

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dimanche 21 juin 2020

Željka Gavrilović - Daydream (2015)
Le vide-grenier du dimanche. J’ai hésité à publier ici des clichés de la Serbe Željka Gavrilović (b.1949), dont le travail a été entaché par l’attribution à son nom de photographies qui n’étaient pas les siennes. Je l’ai découverte il y a quelques années à l’occasion d’une exposition de sa série Blues, puis sur la plateforme 500px, où figure un ensemble très disparate d’images qui lui sont attribuées.

Z.G. - Houses in the river (2015)

Elle s'y présente comme psychologue – ce qu'elle est sans doute - et comme auteur – ce dont je n'ai trouvé nulle part confirmation. En tous cas, j'aime beaucoup ce portrait et ce reflet de paysage qui, après vérifications, sont bien d'elle.

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samedi 20 juin 2020

Hasegawa Tohaku - Les forêts de pins (16e)
 Une image et des mots. "Les forêts de pins" est une encre sur papier de Hasegawa Tohaku, peintre japonais du 16e siècle (1539-1610).
Les seigneurs de la guerre du Japon médiéval faisaient appel à de tels artistes pour décorer les fusamas, ces cloisons coulissantes qui séparaient les différentes pièces de leurs demeures.

J'ai pensé, pour accompagner cette merveille, à un haïku de Masaoka Shiki: 
"Des îles, des pins sur les îles, et le bruit frais du vent".
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dimanche 14 juin 2020

S. Odeith - Hyena man (2019)
Le vide-grenier du dimanche. « Les grands artistes sont ceux qui imposent à l'humanité leur illusion particulière », disait Maupassant. Deux oeuvres anamorphiques du street-artist portugais Sergio Odeith (b.1976), qui renouvelle dans l’espace urbain une longue tradition de jeux avec la perspective.
S.O. - Huge spider (2018)

Ses peintures, visibles dans leur totalité seulement depuis un point de vue précis, jouent avec une déformation volontaire de l’image : l’anamorphose, qui plonge ses racines dans les recherches des artistes de la Renaissance. L’un des exemples les plus célèbres en est le crâne caché dans Les Ambassadeurs de Hans Holbein le Jeune (1533), publié sur ce blog en mars 2012.
Et pour en savoir plus sur le travail d'Odeith, c'est ICI.
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dimanche 7 juin 2020

J. Stanford - Flores ephemeri (2017)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'américain Jeff Stanford (b.1955) dont je ne sais pas grand-chose sinon qu’il est natif du New Jersey, qu’il a étudié la photographie à la fin des années 1970 à Philadelphie, avant de passer l’essentiel de sa vie en Europe. Il réside aujourd’hui à Stockholm.

J.S. - Portrait, Lyuba (2017)
La photographie artistique n’est pas, je l’ai déjà avoué dans ce blog, le genre qui m’attire le plus : j'admire la technique et la performance, mais le plus souvent je m’ennuie – un peu comme en musique avec les virtuoses trop démonstratifs.
Mais j'aime assez le travail de ce photographe, en particulier ses séries florales..., et la beauté pudique de ce portrait en plongée, pour lui consacrer cette publication.

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samedi 6 juin 2020

William Dyce - Welsh landscape (1860)
Une image et des mots. Une belle image du Pays de Galles par le peintre écossais William Dyce, que j'associerai à ces quelques lignes du philosophe britannique d'origine néerlandaise Bernard Mandeville (celui de La Fable des Abeilles), extraites de ses Pensées libres sur la religion, l'Église, et le bonheur national, un livre publié à Londres en 1720. 
Sa traduction en français a été rééditée en 2000 par l'éditeur Honoré Champion dans la collection Libre pensée et littérature clandestine (merci à la BFM de Limoges de m'avoir permis d'enrichir ma bibliothèque en envoyant cet ouvrage au pilon).

Il est incontestable que la Grande Bretagne est une île heureuse, et bien partagée des bienfaits de la nature, soit que nous en considérions la situation, le terroir, le climat, ou les habitants. Sa situation nous garantit des insultes étrangères par les mers qui nous environnent, et nous met à l'abri presque partout de l'invasion des flots par des rochers solides et impénétrables. Son terroir est fertile dans la plus grande partie, et susceptible de beaucoup d'améliorations. Nous tirons de notre cru toutes les nécessités de la vie, et quantité de superfluités. [....]
Notre climat est encore plus heureux; c'est le plus tempéré, du moins en sa partie méridionale, de l'univers, et aucun pays n'a moins de froid en hiver, qui n'ait de plus grandes chaleurs en été. Ce que dit un jour Charles second à propos de cela, est fort sensé; la conversation étant tombée en sa présence sur le temps, et quelques ministres étrangers se plaignant de l'incertitude du nôtre, et vantant la sérénité de l'air du leur; "Le meilleur climat, dit le Roi, est à mon avis celui où un homme peut rester dehors avec plaisir le plus d'heures dans le jour, et le plus de jours dans l'année."

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