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| J.W. - Diogène de Sinope, détail (1882) |
Cette lanterne apparaît dans deux toiles du préraphaélite John William Waterhouse (1849-1917). Fasciné par les mythes antiques et les légendes arthuriennes, il a consacré une grande partie de son œuvre à des figures féminines empruntées à la littérature et à la mythologie.
Né à Rome, Waterhouse arrive très jeune à Londres où son père, lui-même peintre, lui transmet le goût de l’art. Il entre en 1870 à la Royal Academy, dont il deviendra membre en 1895.
Inspiré du poème de Tennyson, le tableau The Lady of Shalott, l'amoureuse tragique de Lancelot, est sans doute son oeuvre la plus célèbre. Il figure parmi les toiles les plus admirées de la Tate de Londres. Diogène, quant à lui, est conservé à Sydney.
Je ne sais pas si Waterhouse a voulu établir un lien entre ces deux lanternes, mais leur présence dans ces deux tableaux m’a frappé. Dans Diogène, elle est l’attribut du philosophe qui cherche l’homme véritable. Dans The Lady of Shalott, elle éclaire le dernier voyage d’une femme qui quitte son univers clos pour rejoindre Camelot. D’un tableau à l’autre, cette petite lumière semble accompagner deux êtres en quête de quelque chose qui leur échappe.








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