In girum imus nocte et consumimur igni

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jeudi 23 juillet 2026

Daniela Astone - Fils (2021)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'italienne Daniela Astone (b.1980).
Native de Pise, elle s'installe à Florence après son diplôme secondaire en arts visuels pour intégrer en 1998 l'École Internationale de Comix, à la suite de quoi elle entre en 2001 à la prestigieuse Académie des Arts pour y étudier le dessin et la peinture ; elle en sort diplômée en 2004 et y est actuellement directrice du programme intermédiaire.

D. Astone - En fugue
La relation que j'ai avec mon environnement est très importante pour moi et donc aussi pour mon art. Lorsque je crée, je perds la notion du temps dans mes conversations avec la nature.
Lorsque je fais des comparaisons (chaque poire de mon arbre est différente - cette poire est comme un visage dans une foule) je commence à penser aux choses symboliquement.
Dans la vie, j'expérimente deux mondes parallèles, la Nature et celui de l'Homme.
Dans mon art, je suis capable de traverser la nature pour mieux exprimer mes sentiments sur l'humanité.

dimanche 19 juillet 2026

L. Janmot - Fleurs des champs (1845)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et poète français Anne-François-Louis Janmot (1814-1892). La seconde appartient à son grand cycle Le poème de l'âme, composé de 18 peintures et 16 dessins auxquels il consacra près de quarante années de sa vie. Profondément marqué par son éducation religieuse et philosophique, Janmot développe une œuvre singulière, imprégnée de spiritualité. Après des études au collège royal de Lyon, où il côtoie Frédéric Ozanam, puis à l’École des beaux-arts de Lyon, il poursuit sa formation à Paris auprès de Victor Orsel et d’Ingres avant de séjourner en Italie en 1835, où il découvre Rome et rencontre Hippolyte Flandrin.
L.J. - Rayons de soleil (1854)

De retour à Lyon, il espère imposer sa vision au Salon de Paris, mais l’accueil réservé au Poème de l’âme lors de l’Exposition universelle de 1855 le ramène à sa ville natale. Il y enseigne à l’École des beaux-arts et réalise également des commandes pour la décoration d’églises, développant une peinture où la rigueur héritée d’Ingres se mêle à une quête spirituelle proche de celle des nazaréens.
Ce qui me touche chez Janmot, c’est moins la dimension religieuse de son œuvre que cette tentative folle et profondément personnelle de transformer la peinture en cheminement intérieur ; cette volonté presque démesurée de donner une forme visible à ce qui, par nature, échappe au regard. Le titre même de son grand cycle, Le Poème de l’âme, dit cette ambition : comme un poète, Janmot ne cherche pas seulement à montrer le monde, mais à en révéler une dimension plus secrète.
Figure de transition entre romantisme et symbolisme, Janmot occupe une place à part dans la peinture française du XIXᵉ siècle. Par son goût de l’allégorie, son idéal de pureté et sa recherche d’un art profondément spirituel, son œuvre rejoint certaines préoccupations des préraphaélites, sans véritablement appartenir à aucun mouvement constitué. Admiré notamment par Puvis de Chavannes, Odilon Redon ou Maurice Denis, son travail, qui allie précision académique et quête intérieure, témoigne d’une époque où l’art et la foi pouvaient encore chercher ensemble un idéal commun.
Avec Le Poème de l’âme, Janmot ne cherche pas seulement à raconter une histoire : il compose un véritable chemin intérieur, où les images deviennent les étapes d’une méditation sur l’existence humaine.

dimanche 5 juillet 2026

Ch. Higgins - Harlem, NYC (1972)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Chester Higgins (b.1946).

Ch.H. - Harlem, NYC (1974)


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