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| W.B. - The wandering moon (1816) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de William Blake (1757-1827), poète, graveur
et peintre anglais, difficile à faire entrer dans une case.
Trop singulier pour
son époque, trop visionnaire pour les catégories habituelles, il avance seul,
nourri autant par la Bible que par ses propres visions.
Il écrit, dessine,
grave et imprime lui-même ses livres, mêlant texte et image dans un même geste,
comme si l’un ne pouvait pas aller sans l’autre.
Son travail s’inscrit à la
marge du romantisme, mais sans le pittoresque ni le sentimentalisme que l’on y
associe souvent.
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| W.B. - Midsummer night's dream (1786) |
Chez Blake, tout est symbole, tension, apparition. Les corps
semblent parfois raides, presque maladroits, mais cette étrangeté fait partie
du langage – rien n’est là pour plaire, tout sert à dire autre chose.
Ce qui me frappe avec ses
illustrations, c’est cette impression de regarder non pas une
scène, mais avant tout une pensée en train de prendre forme. William Blake ne décrit
pas le monde et ses figures ne racontent pas une histoire : elles affirment une
vision. On peut rester à distance,
dérouté, ou juste accepter de se laisser traverser par ces images comme par un
texte obscur.