In girum imus nocte et consumimur igni

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lundi 10 août 2026

B. Bourel - Flirt with me (1994)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe français Bruno Bourel (b.1957), installé à Budapest depuis 1993. Après des études de réalisation et de musique – il joue chaque jour Bach et Bartók au piano –, il se tourne vers la photo à la fin des années 1970. 
Fidèle depuis ses débuts au noir et blanc et à son Leica M6, il photographie la rue ordinaire : bus, tramways, marchés, cafés, trottoirs, silhouettes croisées au hasard de la marche.
B. Bourel - Door

Les cérémonies de l'arpente, l'usure des semelles, les rencontres ... Tout cela vous conduit partout et nulle part, c'est la lumière qui me guide, je ne sais pas pourquoi je prends une rue plutôt qu'une autre mais je sais que toujours je reviens monter mon escalier, regarder par ma fenêtre.

dimanche 9 août 2026

Luigia Pansera - Solitude (2009)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Luigia Pansera, photographe et vidéaste italienne qui s'est spécialisée avec son époux Giuseppe Colonese dans le documentaire nuptial.
L.P. - Milk #3, Epilogue (2009)

Après des études en communication et au DAMS, elle cofonde avec lui la société Evergreen Films - voir ICI -, qui a pour objet de documenter de belles histoires d'amour aux quatre coins du monde.
Je connais peu son travail photographique mené en parallèle de son activité commerciale, mais je suis tombé sur ces deux images, au caractère assez conceptuel, qui m'ont suffisamment plu pour avoir envie de les partager ici.

dimanche 2 août 2026

A.D. - La tasse de thé (1935)
Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres du peintre français André Derain (1880-1954), figure majeure du fauvisme, mouvement déjà évoqué ici à travers Vlaminck (voir décembre 2012), Van Dongen (voir avril 2017) et Raoul Dufy (voir août 2018). Avec Henri Matisse et Maurice de Vlaminck, Derain fut l’un des principaux acteurs de cette aventure picturale qui, au début du XXe siècle, donna à la couleur une liberté nouvelle.
Né à Chatou, près de Paris, André Derain se forme à l’Académie Camillo puis à l’Académie Julian, où il rencontre notamment Maurice de Vlaminck. Sa rencontre avec Henri Matisse en 1905 sera décisive : ensemble, ils vont contribuer à l’émergence du fauvisme, dont l’exposition au Salon d’Automne de la même année suscitera de vives réactions. 

A.D. - Aux environs de Chatou (1905)
Après cette période de recherches audacieuses sur la couleur, Derain évoluera vers une peinture plus classique, nourrie par son admiration pour les maîtres anciens.
Le Paysage aux alentours de Chatou (1905) appartient pleinement à cette période fauve : les couleurs y sont flamboyantes, presque irréelles ; elles s’affranchissent du réel pour devenir un moyen d’expression. À l’inverse, La Tasse de thé (1935) témoigne d’un autre moment de son parcours, plus apaisé, où Derain revient à une peinture plus sobre et plus proche de la tradition. C'est celle qui me plaît davantage.
Je l’avoue : le fauvisme n’est pas un mouvement qui me touche particulièrement.
Mais cela n’empêche pas certaines œuvres de me séduire ; derrière un mouvement artistique, il y a toujours des personnalités, des sensibilités et des chemins très différents. Ces deux tableaux en sont une illustration : ils m’ont suffisamment plu pour me donner envie de les partager.
NM1

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samedi 1 août 2026

I. B. - 8, Impasse Florimont, Paris (1948)

Une image et des mots. « Je suis pour ces minuscules et invisibles forces de l'amour humain qui agissent d'individus à individus en s'insinuant entre les fissures du monde », écrivait le philosophe William James. Pour accompagner ce cliché d'Izis Bidermanas (voir juin 2016), quelques lignes de Le Clézio, extraites de L'Extase matérielle (1967).

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B. Bourel - Flirt with me (1994) La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe français Bruno Bourel (b.1957), installé à Budapest de...