In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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mercredi 9 septembre 2026

E. Gordon - Wind from the sea (1965)
La veillée du dimanche. « Vous ne pouvez pas inviter le vent, mais vous devez laisser la fenêtre ouverte », dit Krishnamurti. Deux œuvres de l'américain Edward Gordon (b.1940), peintre scrupuleux de fenêtres et de vent.
Largement autodidacte, Gordon a longtemps exercé le métier de comptable avant de se consacrer à la peinture, au début des années 1980. Le rendu méticuleux des textures, le soin extrême apporté aux nuances du ciel et de la mer – toujours présente chez ce natif d’Ocean City, dans le New Jersey – donnent à ses toiles une précision presque photographique.
« My goal is to make paintings so realistic that viewers are drawn into the imagery space...»

E.G. - The music room (1965)
Mais ce qui m’en reste surtout, c’est un étrange sentiment de paix, que la présence de ciels parfois menaçants n’altère jamais.
L'homme, à ma connaissance en tout cas, n'est jamais représenté dans les pièces impeccables de ses belles villas côtières. Mais on appréciera le bon goût de celle ou celui qui a accroché aux murs de cette élégante demeure – il semble, aux motifs de la balustrade, qu'il s'agisse de la même –, deux chefs-d'œuvre de Vermeer.
 © Veilleur de Nuit – 2020

dimanche 23 août 2026

Rainer Arend - Held (2011)

La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe allemand Rainer Arend, découvert un peu par hasard, et dont je ne sais rien sinon qu'il est allemand. Lorsqu'on lui demande quel genre de personne il est, il emprunte sa réponse à Bob Dylan : « Ich bin ein Anderer », ("je suis un autre")
R.A. - Fall nicht ... (2014)

C'était déjà suffisant pour susciter mon intérêt, et je ne regrette pas d'avoir voulu découvrir un peu plus de son travail.
J'ai même eu du mal à faire mon choix parmi tous les clichés que j'ai parcourus [ICI], souvent d'une tonalité expressionniste assez envoûtante, et aux titres parfois énigmatiques, comme ce cliché intitulé « Fall nicht durch die Zeit », (« Ne tombe pas à travers le temps »).
 © Veilleur de Nuit – 2026

PM1

ICI

mercredi 19 août 2026

A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960)
La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samokhvalov (1894-1971), associé au réalisme socialiste et à la modernité soviétique du XXe siècle. Né à Bezhetsk et formé par Kouzma Petrov-Vodkine à l'Académie impériale des arts de Saint-Pétersbourg, il développe très tôt un style personnel, à la croisée du réalisme et des avant-gardes russes des années 1920, celles du constructivisme et de l'art monumental.
Connu pour ses portraits de héros du sport et du travail, qui traduisent la fierté et l’idéalisme de l’URSS, il est considéré comme l’un des représentants majeurs de l'École de Léningrad.

A.N.S. - Trees in flower (1962)
Son style, immédiatement reconnaissable, occupe une place importante dans le paysage artistique soviétique, où il reste aujourd’hui une figure emblématique de l’esthétique socialiste.
Je dois dire qu’il y a assez peu d’œuvres de Samokhvalov qui me touchent réellement, mais j’aime particulièrement ces deux-là, au point de les présenter ici. J’ai pensé aussi à une toile disparue dont la paternité a été récemment établie : Rencontre d’amis, qui montre une tablée d’officiers russes célébrant la victoire de 1945, et qui fera peut-être l’objet d’une future publication, en compagnie de Jeune femme avec un foulard rouge (1934).
Luigia Pansera - Solitude (2009)
La veillée du dimanche. Deux clichés de Luigia Pansera, photographe et vidéaste italienne qui s'est spécialisée avec son époux Giuseppe Colonese dans le documentaire nuptial.
L.P. - Milk #3, Epilogue (2009)

Après des études en communication et au DAMS, elle cofonde avec lui la société Evergreen Films - voir ICI -, qui a pour objet de documenter de belles histoires d'amour aux quatre coins du monde.
Je connais peu son travail photographique mené en parallèle de son activité commerciale, mais je suis tombé sur ces deux images, au caractère assez conceptuel, qui m'ont suffisamment plu pour avoir envie de les partager ici.

E. Gordon - Wind from the sea (1965) La veillée du dimanche. « Vous ne pouvez pas inviter le vent, mais vous devez laisser la fenêtre ouver...