In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 28 avril 2019

A.R. - Birmingham, Alabama
(1937)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain Arthur Rothstein (1915-1985), l’un des premiers photographes recrutés par Roy Stryker pour le vaste programme documentaire du gouvernement américain destiné à témoigner des conditions de vie des populations rurales pendant la Grande Dépression.
Diplômé de Columbia, Rothstein rejoint en 1935 la Resettlement Administration, qui deviendra en 1937 la Farm Security Administration.

A.R. - Farmer and sons in a dust storm
(1936)
Comme d’autres photographes du programme – Dorothea Lange, Walker Evans, Russell Lee ou Jack Delano –, il parcourt les campagnes américaines pour documenter les conséquences de la crise.
Leurs photographies accompagneront ainsi les politiques sociales du New Deal et contribueront à montrer au pays la situation des populations rurales les plus durement touchées.
Les années 1930 sont également celles du Dust Bowl, lorsque de graves sécheresses, l’épuisement des sols et les tempêtes de poussière ravagent les Grandes Plaines, notamment au Texas, au Kansas et en Oklahoma. Le cliché de Rothstein montrant un fermier et ses deux fils affrontant une tempête de poussière est devenu l’une des images emblématiques de cette catastrophe.
 © Veilleur de Nuit – 2019
MM1

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dimanche 21 avril 2019

Angel Botello
Girl with blue bird

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'artiste artiste espagnol naturalisé portoricain Angel Botello Barros (1913-1986). Né en Espagne, il fait partie de cette génération d'artistes et d'intellectuels contraints de quitter leur pays après la guerre civile espagnole, à laquelle il participe aux côtés de son frère qui y perdra la vie.
Après un exil en République dominicaine, puis un séjour à Cuba, il s’installe en Haïti en 1944, où il rencontre sa future épouse. Ils y vivront dix ans avant de rejoindre définitivement Puerto Rico.

A.B. - Mother and child (1950)
C'est à Puerto Rico qu'il découvre les Santos de palo, ces petites sculptures en bois représentant des figures religieuses populaires, issues du mélange entre catholicisme, traditions autochtones et influences africaines.
Cette découverte marque profondément son travail. Dans les deux œuvres présentées ici, on retrouve ces figures aux formes simples et stylisées, proches par certains aspects de ces petites sculptures populaires.
© Veilleur de Nuit – 2019

JJ1

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samedi 20 avril 2019

Untitled (n/d)
Une image et des mots. Je ne sais rien de cette photo, ni son auteur ni le contexte dans lequel elle a été prise. Mais au moment où je la retrouve en parcourant mes archives, j'écoute l'album de Leonard Cohen, Ten New Songs, produit par sa choriste Sharon Robinson.
Et les deux, à cet instant précis, vont bien ensemble ; alors les voici :

Boogie Street (co-écrit avec Sharon Robinson)

O Crown of light, o darkened one,
I never thought we'd met,
You kissed my lips, and then it's done
I'm back on Boogie Street.

A sip of wine, a cigarette
and then it's time to go
I tidied up the kitchenette
I tuned the old banjo
I'm wanted at the traffic jam
They're saving me a seat
I'm what I am, and what I am
is back on Boogie Street.

LC4

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dimanche 14 avril 2019

J.C. - La cathédrale de Chartres (1830)
La veillée du dimanche. Visibles au Louvre, deux œuvres de Jean-Baptiste Corot (1796-1875), déjà présenté ici en mai 2017. Considéré comme l’un des grands maîtres de la peinture de paysage, Corot aura une influence considérable sur plusieurs générations de peintres. 
« Sans Corot, écrivait le peintre Louis Carbonnel dans une lettre à sa femme en 1921, il n'y aurait point de Carbonnel ; il n'y aurait point de lumière.»
J.C. - Souvenir de Mortefontaine

Son succès est tel que, dès son vivant, les faux Corot se multiplient...
Le Dr Jousseaume, un collectionneur, en possède à lui seul près de 2500.
Corot signe parfois lui-même des œuvres réalisées par certains de ses élèves pour leur permettre de les vendre et les sortir de la misère. Et sa générosité ne se limite pas à ses élèves. En 1871, il donne 20 000 francs aux pauvres de Paris qui souffrent du siège des Prussiens. L’année suivante, il achète une maison à Auvers-sur-Oise pour l’offrir à Honoré Daumier, devenu aveugle et sans ressources. En 1875, il donne 10 000 francs à la veuve de Jean-François Millet pour l’aider à élever ses enfants.
Il aide également financièrement un centre pour jeunes déshérités, rue Vandrezanne, à Paris.
 © Veilleur de Nuit – 2019
BF2
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dimanche 7 avril 2019

Patrizia Galia - série Salanitro
La veillée du dimanche. Deux clichés de la photographe italienne Patrizia Galia (b.1967), extraits de Salanitro, une série documentaire qu'elle poursuit depuis plus de dix ans dans les salines de Trapani, en Sicile.
Dans ce paysage de bassins, de canaux, de moulins à vent et de montagnes de sel, elle photographie un métier ancien, celui des saliniers, mais aussi tout un univers façonné par la relation entre l'homme, la mer et le temps. Ses images en noir et blanc s'attachent aux gestes, aux silhouettes, aux matières : le sel, l'eau, la lumière, les corps marqués par le travail.
P.G. - série Salanitro

« Donner du concret visuel à mon imagination et à mes perceptions n'était pas un désir mais une nécessité. J'ai commencé à regarder à l'intérieur de moi-même avec une lentille, et j'ai trouvé les fragments avec lesquels mon être, ma vie, ma culture, s'étaient construits : j'ai trouvé ma terre et mon peuple.. [.....] ». 
Salanitro n'est pas seulement un reportage sur une activité traditionnelle ; c'est aussi, pour Patrizia Galia, une manière de retrouver une part d'elle-même. 
 © Veilleur de Nuit – 2019
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samedi 6 avril 2019

C. Mahoney - Miss Edith (1934)

Une image et des mots. Miss Edith inspecte les pois de senteur.... L'image, c'est ce tableau de l'anglais Charles Mahoney (1903-1968), l’un des représentants les plus talentueux de l’âge d’or – entre les deux guerres – du garden painting ; j'y reviendrai...
Pour l'accompagner, ces quelques lignes de Jacques Chardonne, extraites de son roman Les destinées sentimentales (1936), qu' Olivier Assayas a par ailleurs porté à l'écran en 2000 sous le même titre.

Ce n'était pas une passion soudaine pour la culture des fleurs qui l'animait, mais le plaisir de bêcher, de produire de ses mains des choses que Pauline regarderait, de l'associer à ses projets, heureux de prendre tant de goût à des gestes simples, à une modeste attente, se répétant une phrase de sa grand-mère, qui lui semblait aujourd'hui si juste : "Enjoy deeply the very little".

TI4

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