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| Sempé |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 29 janvier 2023
samedi 28 janvier 2023
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| H.Gruyaert - Anvers, Belgique (1988) |
Une image et des mots. Le cliché est du photographe belge Harry Gruyaert, présenté ici en août 2009 et en août 2015.
Il illustre ce à quoi la découverte à New York du Pop Art et des grands photographes couleur américains (la New Color Photography) - Eggleston, Meyerowitz, Shore... -, l'ont amené...
À "regarder autrement la banalité, à accepter une sorte de laideur du monde et à en faire quelque chose".
Et pour aller avec, quatre vers de Baudelaire, projet d'épilogue pour la 2ème édition des Fleurs du mal.
Ô vous ! soyez témoins que j'ai fait mon devoir
Comme un parfait chimiste et comme une âme sainte.
Car j'ai de chaque chose extrait la quintessence,
Tu m'as donné la boue et j'en ai fait de l'or.
dimanche 22 janvier 2023
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| A.S. - The garbage truck... |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'artiste suédoise Anette Björk Swensson (b.1956), déjà présentée ici le 19 septembre 2021.
Le quotidien comme source inépuisable de découvertes...
« I often paint the familiar, the everyday that I have around me. [....] Everyday is an opportunity to create something exciting.
I just have to pay attention to every moment and give myself time to discover the excitement that exists in everyday life. It can be a line, a light inlet that creates patterns or a beautiful colour that stands out...»
Pour découvrir le travail d'Anette Björk Swensson, c'est ICI.
dimanche 15 janvier 2023
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| K. Carter - Nevermore (2015) |
La veillée du dimanche. Deux clichés de l'américain Keith Carter (b.1948), dont les images, souvent enveloppées d’un flou léger ou d’une lumière diffuse, semblent surgir d’un souvenir ou d’un rêve ancien.
Natif du Texas, il dit s'être d'abord identifié à Walker Evans (voir juillet 2012), dont les photos restituaient des paysages et des ambiances proches de son environnement familier.
Il lit et relit Louons maintenant les grands hommes d’Evans et James Agee (publié en français chez Plon en 1972), et se plonge dans la littérature du Sud américain, Harper Lee, Flannery O’Connor, William Faulkner, et Eudora Welty. Cette immersion marque le début d’une fascination durable pour le Sud et sa riche tradition de narration.
Parfois décrit comme « un poète de l’ordinaire », Keith Carter semble moins chercher à raconter une histoire qu’à en faire sentir la présence, derrière un paysage, un visage ou un instant fugitif.
dimanche 8 janvier 2023
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| David Gentleman Primrose Hill under snow (1968) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et illustrateur anglais David Gentleman (b.1930).
Formé à la St Albans School of Art puis au Royal College of Art de Londres auprès d’Edward Bawden et de John Nash, il est devenu l’une des grandes figures de l’illustration britannique du XXᵉ siècle.
Artiste d’une étonnante polyvalence, il a travaillé l’aquarelle, la lithographie, la gravure sur bois, mais aussi la peinture murale - comme en témoigne la frise monumentale de la station de métro de Charing Cross (Northern Line), réalisée en 1978, où il retrace la construction de la croix médiévale d’Eleanor dans une suite d’images gravées à la manière d’une bande dessinée.
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| D.G. - Suffolk garden under snow (2020) |
Né à Brentford, dans l’ouest de Londres, dans une famille d’artistes écossais, il s’est très tôt intéressé aux liens entre dessin, mémoire et observation : « Dessiner les choses les rend plus réelles et me rend plus vivant. Cela m’aide à retenir ce qui, sans cela, se dissoudrait dans la mémoire – paysages, saisons, visages, moments. »
Tout au long de sa carrière, David Gentleman a mis son art au service de sujets très variés : paysages britanniques, affiches engagées, campagnes environnementales, commandes publiques et illustrations de livres. Dessiner n’est pas seulement représenter : c’est une manière de regarder plus longtemps et de mieux retenir ce qui pourrait disparaître.
samedi 7 janvier 2023
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| Jeune mère Yanomami |
Une image et des mots. L'auteur de ce cliché m'est inconnu, les mots sont du psychiatre et psychologue des profondeurs suisse Carl Gustav Jung (1875-1961), pour qui tous les organismes partagent un même "substrat universel" d'où naissent toutes les pensées et toutes les émotions.
À mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s'est déshumanisé. L'homme se sent isolé dans le cosmos, car il n'est plus engagé dans la nature et a perçu sa participation affective inconsciente, avec ses phénomènes. Et les phénomènes naturels ont lentement perdu leurs implications symboliques. Le tonnerre n'est plus la voix irritée d'un dieu, ni l'éclair son projectile vengeur. La rivière n'abrite plus d'esprits, l'arbre n'est plus le principe de vie d'un homme et les cavernes ne sont plus habitées par des démons. Les pierres, les plantes, les animaux ne parlent plus à l'homme et l'homme ne s'adresse plus à eux en croyant qu'ils peuvent l'entendre. Son contact avec la nature a été rompu, et avec lui a disparu l'énergie affective profonde qu'engendraient ses relations symboliques.
C.G. Jung, L'Homme et ses symboles (1961).
dimanche 1 janvier 2023
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