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| Thomas Eakins - Untitled (1910) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et photographe Thomas Eakins (1844-1916), figure majeure du réalisme américain à la charnière des XIXᵉ et XXᵉ siècles.
Parallèlement à ses études à l’Académie des beaux-arts de Pennsylvanie, il suit des cours d’anatomie à l’école de médecine.
Admis aux Beaux-Arts de Paris, il travaille de 1866 à 1868 dans les ateliers de Jean-Léon Gérôme et de Léon Bonnat, avant de séjourner quelque temps à Pont-Aven puis de voyager en Espagne.
De retour aux États-Unis, il enseigne à l’Académie de Pennsylvanie, où il cherche à faire de l’enseignement artistique un lieu d’expérimentation. Ses méthodes, notamment lorsqu’il introduit l’étude du nu masculin dans les cours ouverts aux femmes, sont jugées trop radicales et lui valent finalement de devoir démissionner.
J’aime particulièrement cette photographie dont j'aimerais connaître l'histoire : une jeune femme – ou peut-être une jeune fille – en chemise, saisie au moment où elle sort sur le seuil. Elle prend appui d’une main sur le chambranle, tandis que l’autre semble occupée à glisser une épingle dans ses cheveux. On dirait presque une photographie prise à la sauvette, tant l'attitude et le geste paraissent naturels et spontanés.
Le portrait de Maud Cook est d’une tout autre manière très beau. Très jeune elle aussi, elle est représentée de trois-quarts, la tête légèrement inclinée vers la lumière, le regard pensif, presque perdu. Deux images très différentes, mais qui ont en commun de ne pas donner l’impression de personnages qui posent vraiment.








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