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| Paul Delvaux - Solitude (1955) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du Belge Paul Delvaux (1897-1994), formé à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Après des débuts marqués par le
postimpressionnisme, puis une brève période influencée par son compatriote
expressionniste James Ensor, c'est, comme pour Magritte, la découverte de Giorgio de Chirico avec
Mélancolie et mystère d'une rue qui oriente Paul Delvaux vers une peinture proche du
surréalisme.
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P. D. - Paysage aux lanternes (1958) |
Mais c’est plutôt de « réalisme magique » – comme chez Carel Willink (voir octobre 2010) – que l’on parle à propos de son œuvre, dont l’atmosphère est immédiatement reconnaissable.
« Je voudrais peindre un tableau fabuleux dans lequel je pourrais vivre. »
Des femmes hiératiques, parfois nues, les yeux ouverts mais comme absents. Des gares, des villes, des places traversées de colonnes et de statues. Un monde très construit, mais presque déserté… « Je voulais peindre la poésie du silence. » Chez Delvaux, tout semble figé, suspendu : quelque chose va, ou vient de se produire… « Je n’ai jamais voulu raconter quoi que ce soit. Je montre des choses. C’est tout. »
Il meurt à 97 ans, en 1994, après nous avoir montré un monde que nous n’avions jamais vu.