In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 27 juillet 2025

Tom Wood - Merseyside (78-82)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du photographe irlandais Tom Wood (b.1951). Formé à la peinture conceptuelle à Leicester Polytechnic mais autodidacte en photographie, il développe dès la fin des années 1970 une approche très personnelle, en photographiant pendant plus de vingt ans la vie quotidienne de Liverpool et du Merseyside : les rues, les pubs, les clubs, les marchés, les lieux de travail ou les stades.

T.W. - All zones off peak (1998)
Sa photographie est directe, parfois spontanée, mais jamais distante : Il photographie des inconnus comme il photographie ses proches, avec la même attention portée aux attitudes, aux regards et aux liens qui se créent entre les personnes. C’est sans doute ce qui fait la singularité de son travail : il ne cherche pas à observer un monde qui lui serait extérieur. Il en fait partie. Ses images ne montrent pas seulement des individus ; elles montrent des moments de vie, des présences, des façons d’être ensemble ou d’être seul parmi les autres.
Martin Parr dit à son sujet : « Ses portraits sont forts, mais subtils et discrets. Tom a photographié des familles entières, des groupes de travailleurs, des couples et des individus, toujours avec un sens de dignité et de respect. »
Sa série Looking for Love, consacrée à la vie nocturne d’un pub disco de New Brighton au début des années 1980, comme All Zones Off Peak, réalisée depuis les bus de Liverpool, témoignent de ce regard à la fois intime et documentaire. Tom Wood ne cherche pas à embellir ce qu’il photographie ; il lui accorde simplement une attention qui lui donne toute sa valeur.

TC4
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samedi 26 juillet 2025

Newell C. Wyeth - Washday (1934)
Une image et des mots. Une oeuvre de Newell C. Wyeth, Washday on the Maine Coast (1934), et quelques vers de Gaston Couté.

Et, lorsque tu viendras étendre
le linge d’iris parfumé,
tout blanc parmi la blancheur tendre
de la haie où fleurit le Mai,
je veux voir mon âme, encor pure
en dépit de son long sommeil
dans la douleur et dans l’ordure,
revivre au Soleil !…
BD16

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dimanche 20 juillet 2025

Jindřich Štreit - Krizov (1980)
La veillée du dimanche. Deux clichés de Jindřich Štreit (né en 1946). Né en Moravie, il a fait de la campagne tchèque son premier territoire, celui d'un monde rural que le régime communiste prétendait glorifier mais qu'il a montré tel qu'il était, dans sa vie quotidienne, son travail, sa foi et sa solitude. Condamné en 1982 pour avoir « diffamé la République » – il avait photographié les symboles du pouvoir dans des situations qui en révélaient l'absurdité –, il est emprisonné avant de retrouver la photographie avec une détermination intacte.

J.S. - Slovaquie (1988)
Depuis, il a consacré son regard à ceux que l'on voit peu : Roms, malades, détenus, toxicomanes ou sans-abri. Toujours sans pathos. Toujours avec le même respect.
“Les actions réalisées dans le silence de l’intimité sont de la plus grande importance”, dit-il.
Le photographe ne cherche ni à dénoncer ni à embellir ; il regarde. Dans le gris du monde, le noir et blanc de Jindřich Štreit saisit le souffle moral de la photographie documentaire.

LH3

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dimanche 13 juillet 2025

Wilhelm Menzler
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre allemand Wilhelm Menzler (1846-1926), né à Kassel et formé à l’Académie des Beaux-Arts de Munich, où il passa la majeure partie de sa carrière. Menzler appartient à cette génération de peintres qui, à la fin du XIXᵉ siècle, s’attachaient à représenter la nature et la vie quotidienne avec un réalisme soigné.
W. M. - Le printemps

Il s’est particulièrement distingué par ses portraits féminins et ses scènes de plein air, souvent baignées d’une lumière douce. Que dire de plus ? Je ne pense pas que Wilhelm Menzler ait profondément renouvelé la peinture de son époque. Ce n'est d'ailleurs pas ce qui m'a conduit vers lui. Ce sont juste ces deux tableaux : une jeune femme regarde une marguerite, une autre traverse une prairie un bouquet à la main. C'est magnifiquement peint.
IA1

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dimanche 6 juillet 2025

Anne Brigman - The breeze (1910)
La veillée du dimanche. Deux clichés de la photographe américaine Anne Brigman (1869–1950), figure pionnière du mouvement pictorialiste et membre du cercle de la Photo-Secession fondé autour d’Alfred Stieglitz.
Née à Hawaï, elle s’installe en Californie à la fin du XIXᵉ siècle, où elle développe un travail profondément personnel, mêlant nature, symbolisme et affirmation de soi. Ses photographies – souvent réalisées dans les paysages rocheux et lumineux de la Sierra Nevada – mettent en scène des corps féminins, très souvent le sien, dans une relation étroite avec les formes de la nature.
Anne Brigman

Brigman revendiquait la liberté du corps et de l’esprit : à une époque où les femmes occupent encore une place limitée dans le monde de la photographie, Brigman choisit d’être à la fois celle qui regarde et celle qui est regardée. Elle ne se contente pas de représenter un corps féminin : elle en fait l’instrument d’une présence, d’une liberté et d’un rapport nouveau au paysage.
Ce que j’aime dans son œuvre, c’est cette alliance rare de puissance et de douceur – un romantisme sans mièvrerie, où la lumière révèle l’union du corps et de la nature, comme une forme d’émancipation poétique.
RH8

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samedi 5 juillet 2025

Hiroko Otake - Metamorphosis
Une image et des mots. Une oeuvre de la japonaise Hiroko Otake (b.1980).
Je me souviens qu’en lisant Cent ans de solitude, j’avais été émerveillé par le passage évoquant les vols de papillons qui suivent partout l’un des personnages, et admiratif que son auteur ait eu une idée à la fois si belle et poétique.
Depuis, j’ai connu l' Amazonie...  et à chacune de mes expéditions, j’ai vu des nuées de papillons jaunes s’agglutiner sur les berges des fleuves, et tournoyer en grappes autour de ceux qui passent.
C’est alors que j’ai compris que García Márquez avait dû assister lui aussi à ce spectacle des dizaines de fois sur les rives des fleuves colombiens, et qu’il puisait dans ses souvenirs d’enfance une part de son inspiration.

C'est alors qu'elle remarqua les papillons jaunes qui précédaient chaque apparition de Mauricio Babilonia. Elle avait déjà noté leur présence, surtout à l'atelier de mécanique où elle avait pensé que les attirait l'odeur de peinture. Quelquefois elle les avait sentis voleter au-dessus de sa tête dans la pénombre du cinéma. Mais quand Mauricio Babilonia se mit à la poursuivre comme un spectre qu'elle seule pouvait identifier dans la foule, alors elle comprit que les papillons avaient quelque chose à voir avec lui. Mauricio Babilonia se trouvait toujours parmi le public des récitals, au cinéma, à la grand-messe, et elle n'avait nul besoin de le voir pour découvrir sa présence que lui signalaient les papillons.
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C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...