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| Milton Avery - Paris pigeons (1955) |
Avery peint en effet ce qui l’entoure : sa famille, ses amis, des paysages, des scènes de la vie quotidienne ou des natures mortes. Mais il ne cherche pas à tout montrer. Les formes sont simplifiées, les détails réduits au minimum, et les couleurs occupent une place essentielle. On pense parfois à Matisse, notamment dans ces grands aplats de couleurs qui donnent aux tableaux leur caractère si particulier.
J’aime beaucoup cette façon de partir de sujets très simples pour en faire autre chose, sans les compliquer ni chercher à leur donner un sens particulier. La peinture d’Avery reste proche du monde réel, tout en s’en éloignant juste assez pour nous le faire voir autrement.
© Veilleur de Nuit – 2026



