In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est surréalisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est surréalisme. Afficher tous les articles

dimanche 9 octobre 2016

T. Hillier - The fisherman's chapel (1938)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'anglais Tristram Paul Hillier (1905-1983), membre du groupe d'artistes modernistes Unit One actif de 1933 à 1935 et mené par le protéiforme Paul Nash. Formé à la Slade School of Fine Arts de Londres et aux cours du soir de la Westminster School of Art, il part ensuite à Paris, où il vivra jusqu'en 1940.

T. H. - Flooded meadow (1949)
Il y suit à l'Académie Colarossi l'enseignement d'André Lhote - qui fera bientôt l'objet d'une publication - et s’imprègne des cercles surréalistes ; Giorgio de Chirico et Max Ernst vont particulièrement l'influencer.
Mais le monde surréaliste dans lequel nous invite la peinture de Tristram Hillier n'est troublant que d'une manière imperceptible, liée à une perspective inattendue, ou à la présence légèrement incongrue d'un objet abandonné – souvent chargé de symboles. De cette tension subtile naît un sentiment singulier de calme et de solitude, comme si le peintre nous conviait à la contemplation silencieuse d’un univers à la fois familier et mystérieux.

dimanche 20 décembre 2015

R. Varo - Exploration des sources de l'Orénoque
(1959)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'artiste surréaliste espagnole, d'origine catalane, Remedios Varo (1908-1963).
Mariée en 1930 au peintre anarchiste Eduardo Lizarraga, elle rencontre en 1936 Benjamin Péret venu combattre sur le front de Teruel avec les anarchistes de la colonne Durutti

R.Varo - Tailleur pour dames (1957)

Ils vont entretenir une liaison d'une dizaine d'années. Avec lui elle rencontre Breton, Max Ernst, Miró, Leonora Carrington dont elle partage le grand intérêt pour l'occultisme et avec qui elle nouera au Mexique une amitié définitive. C'est là, où en 1941 elle a fui avec Benjamin Peret la France occupée, qu'elle va s'intéresser à la doctrine ésotérique de Gurdjieff - et en particulier à sa théorie de la "quête transformante". C'est là aussi qu'elle va réaliser la plus grande partie d'une oeuvre que son pays d'adoption, pour le centenaire de sa naissance, classera trésor national.

dimanche 3 novembre 2013

Victor Brauner - Nepotopen (1945)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre français d'origine roumaine Victor Brauner (1903-1966), figure singulière du surréalisme parisien. Arrivé de Roumanie, il appartient à cette importante communauté intellectuelle roumaine installée à Paris, aux côtés de Brâncuși, Tzara, Ionesco, Eliade ou Cioran.

V. Brauner - Portraits (1954)
Formé à l’École des beaux-arts de Bucarest, dont il est exclu pour des œuvres jugées trop provocantes, Brauner expose dès le milieu des années 1920 et publie en 1924 un manifeste de la « picto-poésie », tentative originale de rapprocher écriture et formes peintes.
Installé à Paris en 1930, il rencontre André Breton et rejoint le mouvement surréaliste quelques années plus tard. Son œuvre développe alors un univers très personnel, peuplé de figures hybrides, de symboles ésotériques et de références à l’alchimie, au tarot ou à la kabbale.
La peinture, ayant surgi des régions les plus profondes de mon instinct, fait également appel à l'instinct... , une sorte de communication sans préjugés. Le sujet du tableau est totémique ; la peinture est donc magique.

dimanche 28 avril 2013

R.M. - L'empire des lumières (1954)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre surréaliste belge René Magritte (1898-1967). Il abandonne ses études en 1915 et entre l’année suivante à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, où étudie également Paul Delvaux.
Très tôt, il découvre le milieu dadaïste puis à Camille Goemans et Édouard Mesens. La rencontre décisive est celle du Chant d'amour de Giorgio de Chirico, dont il dira : « Mes yeux ont vu la pensée pour la première fois. »
R.M. - Les fleurs du voyage
(1926)

Dans ces années de formation, Magritte participe à l’effervescence des revues et des groupes surréalistes belges, aux côtés notamment de Louis Scutenaire et Irène Hamoir. Mais très vite, il s’éloigne de l’onirisme diffus pour construire un langage d’une grande clarté visuelle : des images presque neutres en apparence, où surgissent des décalages subtils qui fissurent le réel. « Peindre, disait-il, c’est voir le monde autrement. »
De 1927 à 1930, Magritte séjourne en France, et il y rencontre les Surréalistes français, mais cela se terminera par une brouille provoquée par Breton. La liberté, c'est la possibilité d'être, et non l'obligation d'être.

NS2 ICI