| JP4 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 27 août 2022
dimanche 21 août 2022
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| Milton Avery - Paris pigeons (1955) |
Ce qu’il peignait, c’était donc son entourage : sa famille, ses amis, des paysages ou des natures mortes, abordés avec une économie de détails qui frôle l’abstraction. Son usage des aplats de couleurs, hérité de Matisse, confère à ses toiles une intensité à la fois lumineuse et apaisée.
Longtemps sous-estimé, Milton Avery est aujourd’hui considéré comme un pionnier : il a su établir un lien essentiel entre la peinture américaine traditionnelle du début du XXᵉ siècle - encore marquée par le réalisme et le régionalisme - et l’expressionnisme abstrait qui s’imposera dans les années 1940. Il a ainsi contribué à faire émerger une modernité plus libre, ancrée dans le quotidien et attentive à la simplicité des choses.
Longtemps sous-estimé, Milton Avery est aujourd’hui considéré comme un pionnier : il a su établir un lien essentiel entre la peinture américaine traditionnelle du début du XXᵉ siècle - encore marquée par le réalisme et le régionalisme - et l’expressionnisme abstrait qui s’imposera dans les années 1940. Il a ainsi contribué à faire émerger une modernité plus libre, ancrée dans le quotidien et attentive à la simplicité des choses.
dimanche 14 août 2022
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| Nina Leen - Ice (nd) |
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| N.L. - Young boy, NYC (1944) |
Le titre complet de la seconde photographie est Young boy reading comics with a dog, NYC. Leen s’intéresse à la société américaine d’après-guerre - ses familles, ses adolescents, ses animaux domestiques - avec un regard à la fois bienveillant et lucide.
Deux de ses clichés ont été sélectionnés par Edward Steichen (voir mars 2010) pour figurer dans la légendaire exposition The Family of Man, qui rassemblait 503 photographies de 273 auteurs venus de 68 pays et célébrait l’universalité de l’expérience humaine.
dimanche 7 août 2022
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| Peter E. Brown - Bath |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre impressionniste britannique Peter Edward Mackenzie Brown (b.1967), connu sous le sobriquet de Pete the Street pour son refus du recours à la photographie et son habitude de peindre directement sur le motif, dans les rues, par tous les temps.
"Working is like being at a party. I need to be at the centre of things. Consciously or subconsciously, what I experience finds its way onto the canvas".
Diplômé en beaux-arts de la Manchester Metropolitan University en 1990, il s’installe à Bath, où il vit et travaille encore aujourd’hui. Brown s’attache à représenter la vie quotidienne avec énergie et sincérité : marchés, passants, façades, pluie et lumière mêlées.
Son œuvre capture la vitalité ordinaire des villes anglaises, avec un sens aigu de la couleur et de la matière. Ce bel édifice, au fond, c'est la cathédrale de cette jolie ville, avec sur le côté l'entrée des thermes romains.
samedi 6 août 2022
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| Anonyme - Soldats allemands, WWI |
Une image et des mots. Et c'est n'estimer rien qu'estimer tout le monde... Cette phrase du Misanthrope, placée par Molière dans la bouche d'Alceste, il me semble l'avoir trouvée en d'autres termes chez Sartre, qui dit quelque part - en substance -, qu'aimer tout le monde c'est n'aimer personne... Rousseau lui aussi disait à peu près la même chose, en affirmant dans l' Émile qu'on aime les Tartares pour se dispenser d'aimer notre voisin.
J'aurais pu, pour illustrer cette photographie de sentinelles allemandes pendant la Grande Guerre, choisir un extrait du très intéressant La société des voisins, paru en 2005 sous la direction de l'ethnologue Alain Morel et du sociologue Bernard Haumont...
Mais de voisins, il en est aussi question dans le roman d'Ondjaki, Les Transparents, publié en 2015 :
Qu'est-ce que, après tout, un endroit rempli d'êtres humains si peu concernés les uns par les autres ? Qu'est-ce qu'un endroit plein de voitures conduites par des gens seuls cherchant à bousculer le temps et à maltraiter les autres pour arriver plus vite chez eux et n'y retrouver que leur propre solitude ? Qu'est-ce qu'un endroit plein d'effervescence et de festivités et d'enterrements regorgeant de nourriture, si on ne peut plus frapper à la porte de quelqu'un pour demander un verre d'eau ou la permission de se reposer un instant sous l'ombre fraîche d'un figuier ? Cette ville est un désert, pensa-t-il.
dimanche 31 juillet 2022
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| G.C. - Fishing boats in for the night |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre irlandais George Callaghan (b.1941). Originaire du comté d’Antrim, en Irlande du Nord, il a étudié au Belfast College of Art avant de s’installer à Dublin, où il débute une carrière de designer. Plus tard, il part pour Londres, puis pour l’Australie, où il travaille plusieurs années comme directeur artistique au sein de grandes agences de publicité.
C’est de cette expérience - plus que de l’enseignement reçu à l’école d’art - qu’il dit tirer son style très personnel, souvent qualifié d'art naïf.
Son œuvre se caractérise par des compositions simples, des couleurs franches et une atmosphère paisible, peut-être empreinte d’une douce mélancolie. Car les paysages et scènes de vie qu’il peint évoquent à la fois la mémoire, l’enfance et la nostalgie d’un monde plus calme, plus humain - une poésie du quotidien qu’il poursuit encore aujourd’hui depuis son atelier de Victoria, en Australie.
samedi 30 juillet 2022
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| anonyme |
Une image et des mots. Ce cliché, dont je ne connais pas l'auteur, m'a fait penser à cette phrase d'André Comte-Sponville : "L'éternité, c'est quand tout s'arrête et que le présent continue".
Par association d'idées, ce sont ces quelques lignes de son Traité de la béatitude et du désespoir que j'ai choisies pour l'accompagner.
Désespoir. L'histoire ne va nulle part. Elle avance peut-être, en tous cas elle bouge, mais n'a d'autre but, à chaque instant, que le pas (à supposer que ses mouvements innombrables, infimes ou grandioses, puissent, dans leur contemporanéité dispersée, se réduire à l'unité d'un pas) qu'elle effectue.
En avant ? En arrière ? C'est selon votre point de vue, et l'orientation de vos désirs. Car l'axe temporel ne suffit pas : on peut faire un pas en avant vers le passé, ou un pas en arrière vers l'avenir : c'est le propre des décadences. [.....] Labyrinthe ; l'histoire n'avance que vers elle-même.
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