In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 14 août 2022

Nina Leen - Ice (nd)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de la photographe américaine d'origine russe Nina Leen (1914-1995). Après avoir étudié la peinture en Europe, elle s’installe aux États-Unis à la fin des années 1930 et se passionne pour la photographie animalière avant de se tourner vers la mode et la vie quotidienne. En 1944, elle devient l’une des premières femmes à rejoindre l’équipe du magazine Life, où elle réalisera plus d’une cinquantaine de couvertures et des centaines de reportages.

N.L. - Young boy, NYC (1944)
Le titre complet de la seconde photographie est Young boy reading comics with a dog, NYC. Leen s’intéresse à la société américaine d’après-guerre - ses familles, ses adolescents, ses animaux domestiques - avec un regard à la fois bienveillant et lucide.
Deux de ses clichés ont été sélectionnés par Edward Steichen (voir mars 2010) pour figurer dans la légendaire exposition The Family of Man, qui rassemblait 503 photographies de 273 auteurs venus de 68 pays et célébrait l’universalité de l’expérience humaine.

dimanche 22 décembre 2013

Saul Leiter - Smoking (1934)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Saul Leiter (1923-2013), qui vient de s'éteindre. Né à Pittsburgh dans une famille juive très religieuse, Saul Leiter se heurte tôt à l’opposition de son père, rabbin, qui voit d’un mauvais œil sa vocation artistique.
Installé à New York en 1946, il commence par peindre avant de se tourner vers la photographie, encouragé notamment par le peintre Richard Pousette-Dart.
Fasciné par Bonnard, les estampes japonaises ou encore l’expressionnisme allemand, Leiter développe très vite une manière très personnelle : flous, vitres embuées, reflets, fragments de silhouettes ou éclats de couleur composent chez lui des images d’une grande douceur visuelle.

S. Leiter - Snow (1960)
Pendant près de quarante ans, la photographie de mode lui permet de vivre ; il travaille pour Harper’s Bazaar, Life ou British Vogue, tout en poursuivant parallèlement une œuvre beaucoup plus intime. Bien que ses photographies aient été montrées dès les années 1950 au MoMA, notamment grâce à Edward Steichen pour l’exposition The Family of man, Saul Leiter reste longtemps discret et peu connu du grand public. Ce n’est qu’à partir des années 2000, avec la publication de Early Color, que son œuvre reçoit enfin une reconnaissance internationale.

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