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| Jindřich Štreit - Krizov (1980) |
Depuis, il a consacré son regard à ceux que l'on voit peu : Roms, malades, détenus, toxicomanes ou sans-abri. Toujours sans pathos et avec respect.
“Les actions réalisées dans le silence de l’intimité sont de la plus grande importance”, dit-il.
Ni dénoncer, ni embellir : juste regarder et donner à voir. On sait qu'une image n’est jamais tout à fait neutre : le cadrage, le point de vue, le choix de l’instant peuvent orienter notre regard, voire manipuler notre perception. C'est pourquoi j'aime les photographes qui cherchent avant tout à rendre compte du réel avec honnêteté. Dans le gris du monde, le noir et blanc de Jindřich Štreit incarne pour moi le souffle moral de la photographie documentaire.
© Veilleur de Nuit – 2025
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