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| Jindřich Štreit - Krizov (1980) |
La veillée du dimanche. Deux clichés de Jindřich Štreit (né en 1946). Né en Moravie, il a fait de la campagne tchèque son premier territoire, celui d'un monde rural que le régime communiste prétendait glorifier mais qu'il a montré tel qu'il était, dans sa vie quotidienne, son travail, sa foi et sa solitude. Condamné en 1982 pour avoir « diffamé la République » – il avait photographié les symboles du pouvoir dans des situations qui en révélaient l'absurdité –, il est emprisonné avant de retrouver la photographie avec une détermination intacte.
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| J.S. - Slovaquie (1988) |
Depuis, il a consacré son regard à ceux que l'on voit peu : Roms, malades, détenus, toxicomanes ou sans-abri. Toujours sans pathos. Toujours avec le même respect.
“Les actions réalisées dans le silence de l’intimité sont de la plus grande importance”, dit-il.
Le photographe ne cherche ni à dénoncer ni à embellir ; il regarde. Dans le gris du monde, le noir et blanc de Jindřich Štreit saisit le souffle moral de la photographie documentaire.