In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 20 juillet 2025

Jindřich Štreit - Krizov (1980)
La veillée du dimanche. Deux clichés de Jindřich Štreit (né en 1946). Né en Moravie, il a fait de la campagne tchèque son premier territoire, celui d'un monde rural que le régime communiste prétendait glorifier mais qu'il a montré tel qu'il était, dans sa vie quotidienne, son travail, sa foi et sa solitude. Condamné en 1982 pour avoir « diffamé la République » – il avait photographié les symboles du pouvoir dans des situations qui en révélaient l'absurdité –, il est emprisonné avant de retrouver la photographie avec une détermination intacte.
J.S. - Slovaquie (1988)

Depuis, il a consacré son regard à ceux que l'on voit peu : Roms, malades, détenus, toxicomanes ou sans-abri. Toujours sans pathos et avec respect.
“Les actions réalisées dans le silence de l’intimité sont de la plus grande importance”, dit-il.
Ni dénoncer, ni embellir : juste regarder et donner à voir. On sait qu'une image n’est jamais tout à fait neutre : le cadrage, le point de vue, le choix de l’instant peuvent orienter notre regard, voire manipuler notre perception. C'est pourquoi j'aime les photographes qui cherchent avant tout à rendre compte du réel avec honnêteté. Dans le gris du monde, le noir et blanc de Jindřich Štreit incarne pour moi le souffle moral de la photographie documentaire.
 © Veilleur de Nuit – 2025

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