In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 17 octobre 2021

H. Silvester - Untitled (1950s)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe allemand Hans W. Silvester (né en 1938).
Tout commence à l'adolescence avec un appareil photo offert par ses parents. À la fin de ses études, il part sur les routes d'Europe et découvre la Camargue, dont il photographie les paysages, les chevaux et les traditions. Son premier livre, Camargue (1960), accompagné d'un texte de Jean Giono, le révèle au grand public.

H.S. - Sur la route, Tsiganes et Gitans
Au fil des décennies, Hans Silvester élargit son regard au monde entier. Des villages de Provence aux peuples de la vallée de l'Omo, il photographie des hommes et des femmes dont la vie reste étroitement liée à la nature.
À partir des années 1980, son travail prend une dimension plus militante. Les mêmes paysages qu'il célébrait deviennent aussi des paysages menacés : déforestation, pollutions, disparition des milieux naturels...  Il photographie les parcs naturels d’Europe, documente la déforestation en Amazonie, les ravages écologiques en Amérique du Nord ou la pollution des rivières – comme dans La rivière assassinée, reportage sur le Calavon, en Haute-Provence.
Chez Hans Silvester, la photographie ne se contente plus de montrer la beauté du monde ; elle cherche aussi à rappeler combien elle est fragile.

dimanche 14 février 2021

C. Van Weele - Pont des Arts (1954)

Le vide-grenier du dimanche. Pour la Saint Valentin, deux clichés du photographe néerlandais Cor Van Weele (1918-1989).
Il débute comme assistant dans l'atelier de Franz Ziegler, à Zwolle. Doué pour le dessin, il réalise bientôt les arrière-plans des portraits de couples notamment ces couchers de soleil romantiques peints sur plaques de verre – avant de se voir confier les travaux de retouche. De 1940 à 1944, il poursuit son apprentissage auprès de plusieurs portraitistes tout en rejoignant, à Haarlem, le groupe de résistance Vrij Nederland. En 1947, il s'installe à Amsterdam où il commence sa carrière de photographe indépendant.
C. van Weele (1970)

La rencontre avec Edward Steichen, qui parcourt alors l'Europe à la recherche d'images pour son exposition European Photography, est décisive dans l'affirmation de son style. La vision profondément humaniste du maître pictorialiste le marque durablement. Son livre En Alles Daartussen (« Et tout ce qui est entre »), où la personne humaine devient le fil conducteur d'un récit en images, aurait sans doute difficilement vu le jour sans l'influence du magnifique Family of Man.

dimanche 24 février 2013

Thomas Eakins - Untitled (1910)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et photographe Thomas Eakins (1844-1916), figure majeure du réalisme américain à la charnière des XIXᵉ et XXᵉ siècles.
Parallèlement à ses études à l’Académie des beaux-arts de Pennsylvanie, il suit des cours d’anatomie à l’école de médecine. 
Th.E - Maud Cook (1895)

Admis aux Beaux-Arts de Paris, il travaille de 1866 à 1868 dans les ateliers de Jean-Léon Gérôme et de Léon Bonnat, avant de séjourner quelque temps à Pont-Aven puis de voyager en Espagne.
De retour aux États-Unis, il enseigne de 1882 à 1886 à l’Académie de Pennsylvanie, où il cherche à faire de l’enseignement artistique un lieu d’expérimentation et d'innovation artistique. Mais ses méthodes, notamment après avoir intégré des femmes à des cours d’anatomie masculine. sont jugées trop radicales ; elle lui valent finalement de devoir démissionner.

dimanche 17 février 2008

Audrey Flack - Leonardo's lady (1983)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'artiste américaine, peintre et sculptrice, Audrey Flack (b.1931).
Elle étudie d’abord à Cooper Union, à New York, puis à l’université Yale, avant de passer par l'Art Students League, où l’enseignement d’Edwin Dickinson compte beaucoup pour elle. 
Ses premières toiles s'inscrivent dans le sillage de l'expressionnisme abstrait, avant qu’elle ne se tourne, dans les années 1960, vers le photoréalisme dont elle devient l’une des figures importantes.
A. Flack - Untitled

Flack parle de ses compositions comme de « natures mortes narratives » – des arrangements d’objets qui rappellent les vanités du 17e., mais avec des éléments très contemporains.
Son travail repose sur une observation très précise, mais aussi sur une attention à ce que les images transmettent et transforment au fil du temps : For me, art is a continuous discovery into reality, an exploration of visual data which has been going on for centuries, each artist contributing to the next generation's advancement.  
Parallèlement, elle s’engage pour les droits des femmes et accompagne de jeunes artistes, sans en faire un discours. Une présence discrète, mais réelle.

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