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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 25 avril 2021
dimanche 18 avril 2021
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| E. Boubat - Montmartre, Paris (1948) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe Édouard Boubat (1923-1999), figure majeure de la photographie humaniste, déjà présenté ici en avril 2013. « Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout contre les portes de la nuit », écrivait Jacques Prévert, qui voyait en Boubat un "correspondant de paix".
Édouard Boubat s’intéresse aux gens, à leur vie, à leurs gestes ; il saisit avec douceur l’intimité des êtres et la poésie discrète des choses simples, avec la conscience de la fragilité du monde.
« Faire de jolies photos n'est pas mon problème, même si j'aime parfois montrer des bouquets de fleurs. Mais qu'est-ce que ça veut dire, montrer un bouquet de fleurs ? Ça veut dire que le photographe sait que, derrière, il a toute la misère du monde. À travers ce bouquet de fleurs, il va peut-être toucher quelque chose.»
© Veilleur de Nuit – 2021
samedi 17 avril 2021
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| J.W. of Derby - Le gladiateur à la chandelle (1765) |
Les vers qui suivent sont du poète américain Walt Whitman (1819-1892), extraits de Leaves of grass (Feuilles d'herbe) :
Of the terrible doubt of appearances.
Of the terrible doubt of appearances,
Of the uncertainty after all, that we may be deluded,
That may-be reliance and hope are but speculations after all,
That may-be identity beyond the grave is a beautiful fable only,
May-be the things I perceive, the animals, plants, men, hills, shining and flowing waters,
The skies of day and night, colors, densities, forms, may-be these are (as doubtless they are) only apparitions,
and the real something has yet to be known…
dimanche 11 avril 2021
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| R.G. - série L'oeil de l'amour (1952) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe suisse René Groebli, déjà présenté sur ce blog le 8 août 2010. Formé à l'École des Arts et Métiers de Zurich, il commence sa carrière dans la photographie documentaire, notamment avec ses reportages consacrés à l'industrie ferroviaire.
Sa série Rail Magic (1949) est emblématique de cette période, avec ses jeux de lumière et de mouvement qui rendent hommage à l'esthétique industrielle.
Mais Groebli se tourne bientôt vers une photographie plus personnelle, où l'expérimentation formelle se met au service de thèmes plus intimes : la mémoire, le temps qui passe, les liens amoureux. Son travail le plus connu, L'Œil de l'Amour (1954), déjà évoqué dans ma publication d'août 2010, est consacré à son épouse Rita et saisit avec tendresse des moments de leur vie de couple.
Chacun des clichés de cette série constitue un fragment poétique du quotidien amoureux.
© Veilleur de Nuit – 2021
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