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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 26 juin 2016
dimanche 19 juin 2016
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| Émile Savitry - Sam Granowsky (1930s) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe et cinéaste Émile Savitry (1903-1967), figure discrète de la photographie humaniste française et témoin des heures chaudes de Montparnasse. On lui doit des images marquantes de la vie nocturne parisienne des années 1930 et 1940, mais aussi de la vie artistique et culturelle de son époque.
Formé aux Arts décoratifs de Valence, Savitry s’installe à Paris dans les années 1920, d’abord comme peintre surréaliste. Sa première exposition à la galerie Zborowski, introduite par Louis Aragon en 1929, lui apporte une certaine reconnaissance, mais il quitte bientôt Paris pour la Polynésie.
À son retour, une photographie prise sur un bateau fantôme attire l’attention du cinéaste F. W. Murnau et contribue à l’orienter vers la photographie.
Il débute dans les années 1930 pour le magazine Vu, avant de travailler en indépendant pour diverses publications.
Montparnasse devient son territoire : ses cafés – Le Dôme, La Rotonde, La Coupole –, ses ateliers, ses nuits. Il y photographie Giacometti dans son atelier, Neruda ou Prévert dans l’intimité, mais aussi les artistes, les musiciens et tous ceux qui font alors la vie du quartier. Artiste polyvalent, Savitry s’exprime également par la peinture, la sculpture et la poésie.
J’aime particulièrement ce portrait pris dans les années 1930 à La Rotonde : il s’agit du peintre d’origine ukrainienne Samuel Granowsky, que je présenterai prochainement.
© Veilleur de Nuit – 2016
samedi 18 juin 2016
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| F.W. Burton The meeting on the turret stairs (1864) |
Et pour aller avec, quelques lignes d'amour courtois. Même si Jean Froissart, chroniqueur de Saint-Louis, est surtout resté dans les mémoires comme le premier historien du XIVe siècle plutôt que comme un grand poète, ce rondeau est de lui. Il figure dans la petite anthologie d'Eugène Crépet, Les poètes français, publiée en 1861.
Mon cœur s’ébat en respirant la rose
Et se réjouit en regardant ma dame.
Mieux vaut pour moi l’une que l’autre chose;
Mon cœur s’ébat en respirant la rose.
L’odeur m’est bonne , mais du regard je n’ose
Jouer trop fort, (je) vous le jure sur mon âme;
Mon cœur s’ébat en respirant la rose
Et se réjouit en regardant ma dame.
dimanche 12 juin 2016
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| I. Bidermanas - Fête foraine, Paris (1950) |
Il s'installe à Paris, où il gagne sa vie comme assistant dans un atelier photographique.
Contraint de fuir l'occupation allemande, il se réfugie à Ambazac, en Haute-Vienne, mais est arrêté et torturé par les nazis. Libéré par la Résistance, il rejoint ses rangs jusqu’à la Libération. Les photos de ses amis maquisards, sous le commandement du colonel Georges Guingouin, constituent aujourd'hui un témoignage historique de premier plan.
Après 1945, il retourne à Paris en gardant le pseudonyme de la clandestinité : Izis. Il se lie d’amitié avec Jacques Prévert et Marc Chagall, avec qui il parcourt la capitale et en photographie les visages, les rues et les petits moments du quotidien. Il devient l’un des grands photographes du Paris d’après-guerre, aux côtés de Robert Doisneau, Willy Ronis ou Brassaï.
En 1950, il publie Paris des rêves, un livre de 75 photographies accompagnées de textes d’écrivains et de poètes de son temps, qui lui apporte une large reconnaissance.
En 1953, Edward Steichen le choisit avec Brassaï, Doisneau et Ronis pour représenter la photographie française dans l’exposition Four French Photographers au MoMA de New York.
© Veilleur de Nuit – 2016
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