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| A. Palmerini - Bruckner on the radio (2012) |
Ses images en noir et blanc, parfois rehaussées de teintes sourdes, mettent en scène des figures féminines floues, comme en mouvement, presque spectrales.
Par la double exposition, les poses longues et des contrastes marqués, il brouille les repères. Les silhouettes apparaissent comme saisies dans un miroir ancien ou derrière une vitre embuée, incomplètes.
« J’utilise la photographie pour montrer ce que je ne veux pas peindre, et la peinture pour évoquer ce que je ne peux pas photographier. Pour moi, la photographie est le miroir de l’imagination. Je ne m’intéresse pas aux gens parce que je peux faire leur portrait ; je m’intéresse aux gens parce qu’ils existent. »
Je suis assez loin, avec Palmerini, de ce que j’aime en photographie : la photographie « d’art » n’est pas vraiment mon univers. Mais ce qui m’a séduit dans son travail, c’est le charme rétro de ces images, leurs flous et leurs couleurs fanées qui leur donnent quelque chose de photographies anciennes. Et peut-être aussi le mystère qui s'en dégage. Deux images m’ont donc suffi pour avoir envie de les partager ici – tout en sachant que je n’en feuilletterais pas des albums entiers.








