In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 10 novembre 2013

Ata Kandó - Venezuela (1965)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de la photographe néerlandaise d'origine hongroise Ata Kandó (b.1913), dont le parcours – aussi romanesque que ses images – traverse l’Europe de l’entre-deux-guerres, la guerre et l’après-guerre. Formée à Budapest, elle s’initie très tôt à la photographie avant de s’installer à Paris avec son premier mari, le peintre Gyula Kandó. La guerre les ramène en Hongrie, où le couple participe à la Résistance en cachant des Juifs et en fabriquant de faux papiers, une action qui leur vaudra plus tard la reconnaissance de Juste parmi les Nations

A.K. - Self portrait (c.1935)
Après la guerre, elle revient à Paris et rejoint l’univers de Magnum, où elle côtoie Robert Capa et Ed van der Elsken, qu’elle épouse en 1954. Installée ensuite aux Pays-Bas, elle poursuit son travail photographique entre commandes de mode et projets plus personnels, souvent centrés sur ses enfants ou sur des récits plus intimes, comme dans Droom in het woud (1957), où elle mêle rêve et réalité.
C'est à l'occasion d'un voyage à Caracas qu'elle découvre en 1961 l'Amazonie vénézuélienne où elle reviendra quatre ans plus tard pour y réaliser une série de portraits comme celui de cette jeune fille Yekuana, une ethnie du Haut-Orénoque géographiquement voisine des Yanomamis. « Peu importe où j’ai été dans le monde, j’ai toujours eu le sentiment que lorsque je ne prenais pas de photos, je perdais mon temps »

NS2 ICI