In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 11 septembre 2011

T. Christopher - How long...(2009)
La veillée du dimanche. Deux oeuvres de l'américain Tom Christopher (b.1952). D’abord formé au Pasadena Museum of Art, il étudie ensuite à l’Art Center College of Design, en Californie.
Il y croise notamment Lorser Feitelson, figure du hard-edge painting californien, et Ward Kimball, l’un des célèbres Nine old Men des studios Disney.

T.C. - Where's Nathan (2010)
Imprégnée de la culture de la côte Ouest – celle des hot-rods, du rock, des skateboards et des graffitis – sa peinture porte les marques d’une énergie nerveuse et d’un goût pour l’exubérance visuelle. 
C’est pourtant avec New York, qu’il commence à peindre au début des années 1990, qu’il trouve vraiment son univers : taxis jaunes, foules pressées, carrefours encombrés, gratte-ciel, panneaux publicitaires et lumières de vitrines... Les couleurs saturées, les lignes tremblées, les perspectives bousculées composent une ville électrique et fiévreuse où tout évoque l’accélération, le vacarme, la surstimulation des sens.
Entre expressionnisme, pop culture et figuration libre, Tom Christopher peint moins New York telle qu’elle est que la sensation qu’elle produit : son agitation permanente, son excès, son bruit, et cette impression d’énergie continue qui semble ne jamais s’interrompre.

GE1
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samedi 10 septembre 2011

LS - Twin Towers and a seagull (1979)

Une image et des mots. L'image, c'est ce cliché des Twin Towers pris en 1979 par le new yorkais Louis Stettner (b.1922).

Et pour l'accompagner, quelques lignes de Karl Popper, extraits de La société ouverte et ses ennemis (1945). 

"Une tolérance sans limite ne peut que mener à une disparition de la tolérance. Si nous étendons une tolérance sans limite même à ceux qui sont intolérants, si nous ne sommes pas préparés à défendre une société tolérante contre l'assaut des intolérants, alors les tolérants seront anéantis, et avec eux la tolérance."

ZP1

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dimanche 4 septembre 2011

Thomas W. Dewing - The spinet (1902)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre américain Thomas Wilmer Dewing (1851-1938), l’une des figures les plus singulières du tonalisme américain, ce courant attaché aux harmonies subtiles, à la lumière diffuse et aux ambiances feutrées. En 1876, Dewing part à Paris suivre à l’Académie Julian l’enseignement de Gustave Boulanger et de Jules Lefebvre.
De retour aux États-Unis, il s’installe à New York et devient bientôt l’un des artistes les plus raffinés de sa génération. 
T.W. Dewing - Recitation (1891)

En 1898, il compte parmi les membres fondateurs des Ten American Painters, groupe créé en rupture avec le conservatisme de l’establishment artistique américain, alors peu réceptif à leur peinture plus libre et atmosphérique.
Évidemment, je présente ici des artistes dont le travail – ou au moins une partie – m’intéresse ; mais, dans le cas de Dewing, l’attachement est particulier. J’aime beaucoup sa manière de placer ses personnages dans des espaces imprécis, presque vaporeux, baignés d’une lumière sourde, presque musicale. Le second tableau – Recitation –, très représentatif du tonalisme, dégage une atmosphère qui me fait penser aux Nocturnes de Whistler et, pourquoi pas, à certains airs de Debussy…
CD1
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dimanche 28 août 2011

F. Horvat - Boxing boys, London (1955)
La veillée du dimanche. Deux clichés de l'inclassable et passionnant Frank Horvat (b.1928), dont j'avais déjà publié une image en octobre 2009. Sa rencontre avec Henri Cartier-Bresson joue un rôle décisif dans sa vocation de photographe. 
« Je n’ai pris aucune photo sans avoir été influencé par Henri Cartier-Bresson », dira-t-il plus tard.
Très tôt, Horvat développe un style singulier, marqué par une grande liberté de composition et une attention particulière aux instants fugitifs.
« Une bonne photo, c'est une photo que l'on ne peut pas refaire. [...] Une photo doit être imprévisible, et tout ce qu'il y a dedans doit être nécessaire. »

F.H. - Ladies of the Salvation Army, London
(1959)
Dans la photographie de mode, il introduit un naturalisme proche du reportage, qui rompt avec les poses figées et les mises en scène trop construites.
Mais les deux images présentées ici relèvent d’un autre versant de son œuvre, plus directement documentaire, où s'expriment le courage, la combativité, la sportivité, mais aussi le souci des autres.

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...