In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 28 août 2011

F. Horvat - Boxing boys, London (1955)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'inclassable et passionnant Frank Horvat (b.1928), dont j'avais déjà publié une image en octobre 2009. Sa rencontre avec Henri Cartier-Bresson joue un rôle décisif dans l’affirmation de sa vocation. « Je n’ai pris aucune photo sans avoir été influencé par Henri Cartier-Bresson », dira-t-il plus tard. Très tôt, Horvat développe un style singulier, marqué par une grande liberté de composition et une attention constante aux instants fugitifs.
Dans la photographie de mode, il introduit un naturalisme proche du reportage, rompant avec les poses figées et les mises en scène trop construites.

Frank Horvat
Ladies of the Salvation Army, London
(1959)
Mais les deux images présentées ici relèvent d’un autre versant de son œuvre, plus directement documentaire, où se lisent des valeurs comme le courage, la combativité, la sportivité, et le souci d'autrui..
Une bonne photo, c'est une photo que l'on ne peut pas refaire. [...] Une photo doit être imprévisible, et tout ce qu'il y a dedans doit être nécessaire.

samedi 3 octobre 2009

F.H. - Quartier des Halles, Paris (1957)
Une image et des mots. Un cliché de Frank Horvat, pris dans le restaurant Le chien qui fume, quartier des Halles, à Paris en 1957.

« Et ce n’est qu’une sauvage et triste superstition qui interdit de prendre du plaisir.
Car, en quoi convient-il mieux d’apaiser la faim et la soif que de chasser la mélancolie? Tels sont mon argument et ma conviction.
Aucune divinité, ni personne d’autre que l’envieux ne prend plaisir à mon impuissance et à ma peine et ne nous tient pour vertu les larmes, les sanglots, la crainte, etc., qui sont signes d’une âme impuissante.
Au contraire, plus nous sommes affectés d’une plus grande joie, plus nous passons à une perfection plus grande, c’est-à-dire qu’il est d’autant plus nécessaire que nous participions de la nature divine.
C’est pourquoi, user des choses et y prendre plaisir autant qu’il se peut [.....] est d’un homme sage. C’est d’un homme sage, dis-je, de réconforter et de réparer ses forces grâce à une nourriture et des boissons agréables prises avec modération, et aussi grâce aux parfums, au charme des plantes verdoyantes, de la parure, de la musique, des jeux du gymnase, des spectacles, etc., dont chacun peut user sans faire tort à autrui
.[.....]
Spinoza, Éthique.

Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...