In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 29 novembre 2020

Jozef Israëls

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre hollandais Jozef Israëls (1824-1911), père d'Isaac Israëls, présenté ici en novembre 2015. Il est l'une des figures majeures de l'École de La Haye, courant réaliste néerlandais du XIXᵉ siècle, influencé notamment par Corot et l'École de Barbizon.
Comme Jean-François Millet, auquel il est souvent comparé, il s'intéresse aux vies simples : pêcheurs, paysans, familles modestes du quartier juif d'Amsterdam. Ses tableaux témoignent d'une attention profonde aux difficultés du quotidien et à la dignité de ceux qu'il représente, dans une palette sombre et mélancolique.

Jozef Israëls - Jeune fille cousant
Formé à Amsterdam et à Paris, où il arrive en 1845 et suit l'enseignement du peintre néoclassique François-Édouard Picot, Israëls commence sa carrière par des scènes historiques romantiques. C'est après un séjour dans un village de pêcheurs qu'il se tourne vers des thèmes plus réalistes, et des œuvres célèbres comme L'orphelin et À la tombée du jour témoignent de son talent pour saisir les expressions, les gestes et les émotions de ses personnages.
 © Veilleur de Nuit – 2020

dimanche 28 mai 2017

C.C - La moissonneuse (1838)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), figure majeure du paysage français du XIXᵉ siècle et l’un des précurseurs de l'école de Barbizon.
Issu d’une famille de commerçants aisés, Corot bénéficie très tôt d’une indépendance financière qui lui permet de se consacrer entièrement à la peinture. Il fréquente l'Académie Suisse et loue un atelier quai Voltaire, dans le 7e arrondissement de Paris.

C.C. - Jardins de la Villa d'Este (1843)
Le Grand Prix de Rome Achille-Etna Michallon va l'initier au néoclassissisme et lui faire découvrir les peintres du groupe de Marlotte. Quand Michallon disparaît prématurément à l'âge de 26 ans, c'est un de ses professeurs, Jean-Victor Bertin, qui continue à enseigner à Corot l'art de la composition néoclassique et du paysage historique. À partir des années 1820, ses voyages en Italie puis à travers la France l’amènent à travailler de plus en plus souvent directement sur le motif. Peu à peu, Corot s’éloigne de la rigueur néoclassique pour faire une place croissante à la lumière et à l’atmosphère. C'est cette plus grande liberté dans sa manière de peindre qui le rapproche des peintres de la génération suivante et fait de lui l’un des précurseurs de l’impressionnisme.
Présenté au Salon de 1835 avec Agar dans le désert, Camille Corot gagne rapidement en reconnaissance et s’impose comme une figure centrale du paysage moderne au XIXᵉ siècle. Jardins à la Villa d'Este est un de mes tableaux préférés tous genres confondus ; j'écoute, en écrivant ces lignes et en le regardant, la Gnossienne n°1.
 © Veilleur de Nuit – 2017

dimanche 21 octobre 2012

Izaak Levitan - Brouillard d'automne (1899)

La veillée du dimanche. Deux œuvres d’Isaak Levitan (1860–1900), admirateur de Corot et ami de Tchekhov, figure importante du paysage russe de la fin du XIXe siècle. 
Né en Lituanie dans une famille juive modeste, il étudie à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou auprès notamment de Vassili Polenov et d’Alekseï Savrassov.
I. L. - Automne (1896)

Orphelin très jeune, Levitan peint toute sa courte vie des paysages empreints d’une discrète mélancolie. La nature n’y est plus simplement représentée ; comme chez son ami Tchekhov, elle semble partager nos états d’âme. Membre des Peredvizhniki – les Ambulants –, Isaak Levitan est souvent associé au mood landscape, ce "paysage d’humeur" dominé par la lumière et les variations du ciel.

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