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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 24 octobre 2026
dimanche 18 octobre 2026
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| P. Fisher - Dans un tramway (1922) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre danois Paul Gustav Fischer (1860-1934), qui a consacré une grande partie de sa carrière à la vie quotidienne de Copenhague.
Né dans une famille de peintres, il se forme à l’Académie royale des beaux-arts de Copenhague, qu’il quitte après deux ans. Il travaille ensuite quelque temps dans l’entreprise de peinture de son père, tout en poursuivant sa propre activité artistique. Il dessine aussi pour des journaux et des revues, avant de se faire connaître par ses scènes de rue, ses portraits et ses représentations de la vie urbaine.
Fischer peint une ville vivante, avec ses rues, ses tramways, ses passants et ses petits événements du quotidien. Il s’intéresse à la foule comme aux scènes plus intimes, sans chercher nécessairement le pittoresque ou l’anecdote.
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| P.F. - L'Anniversaire (1905) |
J'aime beaucoup son travail et, ici encore, j'ai eu du mal à choisir les deux tableaux qui allaient illustrer cette chronique.
Ils témoignent d’une époque où la ville se transforme, où les déplacements et les habitudes changent, et où la vie moderne devient un sujet de peinture à part entière.
C’est ce que suggèrent les deux œuvres que j’ai choisies : Dans un tramway à la gare de Nørreport (1927) et L’Anniversaire (1905). L’une nous place dans le mouvement de la ville (le tramway et ses voyageurs reviennent régulièrement dans ses tableaux), l’autre dans un moment de la vie privée. Deux situations différentes, deux instants ordinaires qui, mis en peinture, témoignent d’une certaine façon de vivre.
© Veilleur de Nuit – 2026
dimanche 11 octobre 2026
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| E.H. - British Museum tube station (1937) |
La veillée du dimanche. Deux photographies du photographe allemand naturalisé britannique Emil Otto Hoppé (1878-1972), l’une des grandes figures de la photographie du début du XXᵉ siècle.
Né à Munich dans une famille de banquiers, Hoppé s’installe à Londres en 1900. Il abandonne progressivement la carrière financière à laquelle il se destinait pour se consacrer à la photographie. Son studio, ouvert en 1907, lui apporte rapidement une grande notoriété, notamment grâce à ses portraits d’écrivains, d’artistes et de personnalités de son temps. Mais son intérêt ne se limite pas aux visages : il photographie aussi les rues, les paysages industriels et les grandes constructions qui transforment le monde moderne.
Ponts, usines, installations portuaires ou infrastructures urbaines deviennent sous son objectif des sujets à part entière, pour leurs formes autant que pour leur fonction. Une autre de ses photographies, King George V’s Docks, London (1934), aurait peut-être été plus pertinente encore pour illustrer cet intérêt pour les formes et les possibilités plastiques des constructions modernes. Mais j’ai finalement choisi ces deux images qui témoignent elles aussi de cette manière de transformer des lieux fonctionnels en sujets photographiques.
La station du British Museum, fermée au public depuis 1933, est déjà devenue un vestige du réseau souterrain londonien lorsque Hoppé la photographie. Le pont de Philadelphie et cette station de métro nous montrent deux constructions très différentes, mais qui offrent l’une comme l’autre au photographe un jeu de lignes, de volumes et de perspectives.
© Veilleur de Nuit – 2026
dimanche 4 octobre 2026
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| A.M. - Notre-Dame, soleil (1904) |
La veillée du dimanche. Déjà présenté en juillet 2016, voici, avec deux nouvelles toiles – encore une fois bien difficiles à choisir –, un de mes peintres préférés : Albert Marquet (1875-1947).
J’aime énormément cette peinture dépouillée, qui va à l’essentiel sans que rien pourtant ne semble inachevé, sans que rien ne manque. Quelques lignes, des formes simples, des silhouettes humaines réduites à quelques touches sombres dans le paysage, des couleurs souvent assourdies : il lui en faut peu pour construire un tableau, en restituer la lumière et l’atmosphère.
Tout est à sa place, sans effort apparent, comme si Marquet avait su trouver, dans chaque motif, la juste mesure entre la simplicité des formes et la richesse de ce qu’elles nous donnent à voir.
C’est autant cette économie de moyens que la beauté de ses compositions qui me plaît tant chez Albert Marquet : l’harmonie des lignes, l’équilibre des formes et le choix de couleurs retenues, jamais agressives. Une peinture qui simplifie le monde sans l’appauvrir, et dont je ne me lasse pas.
© Veilleur de Nuit – 2026
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