In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 4 octobre 2026

A.M. - Notre-Dame, soleil (1904)
La veillée du dimanche. Déjà présenté en juillet 2016, voici, avec deux nouvelles toiles – encore une fois bien difficiles à choisir –, un de mes peintres préférés : Albert Marquet (1875-1947).
J’aime énormément cette peinture dépouillée, qui va à l’essentiel sans que rien ne semble inachevé, sans que rien ne manque. Quelques lignes, des formes simples, des silhouettes humaines réduites à quelques touches sombres dans le paysage, des couleurs souvent assourdies : il lui en faut peu pour construire un tableau, en restituer la lumière et l’atmosphère.

A.M. - Sables d'Olonne (1938)
Tout est à sa place, sans effort apparent, comme si Marquet avait su trouver, dans chaque motif, la juste mesure entre la simplicité des formes et la richesse de ce qu’elles nous donnent à voir.
C’est autant cette économie de moyens que la beauté de ses compositions qui me plaît tant chez Marquet : l’harmonie des lignes, l’équilibre des formes et le choix de couleurs retenues, jamais agressives. Une peinture qui simplifie le monde sans l’appauvrir, et dont je ne me lasse pas.
 © Veilleur de Nuit – 2026

dimanche 4 janvier 2015

A. L. - Bougival, lumière d'hiver (1893)

La veillée du dimanche. Deux œuvres d'Albert Lebourg (1849-1928), figure discrète mais marquante de l’impressionnisme français, peintre de l'hiver et des bords de Seine.
Né à Montfort-sur-Risle, en Normandie, il étudie à l'École des beaux-arts de Rouen et poursuit sa formation à Paris. Après un séjour prolongé à Alger, où il enseigne à l'École des beaux-arts et découvre les lumières intenses du paysage méditerranéen, il rentre à Paris, où il s’installe.

A.L - Notre-Dame
Membre du mouvement impressionniste, il participe à deux de leurs expositions collectives en 1879 et 1880. Mais sa peinture est plus retenue, avec un goût particulier pour les harmonies subtiles et les atmosphères feutrées : brumes d’hiver, ciels d’orage, miroitements de l’eau...
« Ce n’est pas l’objet que je peins, c’est l’air qui l’enveloppe ».
Et en effet, ses paysages de Seine, de la région parisienne et de sa Normandie natale montrent bien à quel point il était attentif à la lumière et aux variations du temps. Albert Lebourg nous donne du monde des visions apaisées qui donnent envie de s’arrêter, juste pour regarder passer le temps. « Je poursuis la lumière, mais sans l’éclat tapageur : je veux la lumière tranquille. »

E.H. - British Museum tube station (1937) La veillée du dimanche. Deux photographies du photographe allemand naturalisé britannique Emil Ot...