In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 31 décembre 2023

W. B. - Vierge des anges (1881)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de William-Adolphe Bouguereau (1825-1905), déjà présenté ici en juin 2009, septembre 2012, et mars 2018. Que dire encore de cette figure emblématique de l'académisme qui de son vivant a joui d'une immense popularité ? Il s’est consacré aux portraits ainsi qu’aux scènes mythologiques et religieuses, peuplées de femmes, d’enfants et d’anges qu’il enveloppe d’une lumière douce et idéale. Admiré de son vivant, il doit une grande part de son succès à une technique éblouissante, capable de donner aux étoffes, aux chairs et aux textures une présence presque tangible. 

W.B. - Les noisettes (1882)
Mais son style, bientôt qualifié de "pompier", est vivement critiqué par les artistes d'avant-garde comme les impressionnistes, qui lui reprochent son manque d'innovation, et Bouguereau va peu à peu tomber dans l'oubli avant d'être redécouvert au XXe siècle, où son travail est réévalué et apprécié pour sa virtuosité et sa finesse.
« En peinture, je suis un idéaliste. Je ne vois que le beau dans l’art et, pour moi, l’art c’est le beau. Pourquoi reproduire ce qui est laid dans la nature ? Je n’en vois pas du tout la nécessité. Peindre ce que l’on voit tel quel, non. »

OB1
ICI

samedi 30 décembre 2023

Henri Prestes - The Velvet Kingdom (2021)
Une image et des mots. Je suis d'un autre pays que le vôtre, chantait Léo Ferré, d'un autre quartier, d'une autre solitude. Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous.

De la série The Velvet Kingdom, voici un cliché du photographe portugais Henri Prestes ; et les mots pour aller avec sont la dernière strophe du "Livre de la solitude", de la poétesse argentine Glauce Baldovin (1928-1995).

Et si un jour tu t'éloignais
ta présence ensorcelée resterait dans les choses
dans mes mains
dans la mousse qui pousse entre les tuiles
et alors
seulement alors
je connaîtrai la portée de la solitude.

AL1
ICI

dimanche 24 décembre 2023

Giotto - Nativité

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et sculpteur italien Giotto di Bondone (1267-1337), l’un des grands artistes du Trecento, souvent considéré comme un précurseur de la peinture européenne moderne. Formé par Cimabue, il ouvre une voie nouvelle en s’éloignant des conventions byzantines pour donner aux figures une présence humaine inconnue jusque-là : des corps plus solides, des gestes plus expressifs, des émotions qui semblent habiter les personnages. 
G - Le rêve de Joachim (1305)

Cette manière nouvelle de représenter l’espace et les émotions humaines fera de Giotto l’un des grands précurseurs de la Renaissance.
Ses fresques de la chapelle Scrovegni (ou chapelle de l’Arena) à Padoue, chef-d’œuvre du XIVᵉ siècle, témoignent de cette transformation profonde de la peinture occidentale.
Les personnages ne sont plus seulement des figures sacrées : ils semblent éprouver, souffrir, aimer, espérer.
L’influence de Giotto sera immense : de Masaccio à Michel-Ange, plusieurs générations d’artistes italiens verront en lui celui qui a ouvert la voie à une nouvelle manière de représenter l’homme.

DS4

ICI

dimanche 17 décembre 2023

G. Cummings - New York (2019)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe irlandais Gary Cummins, que j’ai découvert d’abord avec ses séries Astrophotography et Abandoned. Son travail explore des territoires très différents, de l’astrophotographie aux séries urbaines, en passant par les portraits et la photographie expérimentale. Je pense avoir déjà eu l’occasion, dans ce blog, de dire que je ne suis pas très sensible à la photographie d’art ; une bonne partie de ce qu’il fait m’échappe donc.
J’ai en revanche beaucoup aimé la série qu’il a consacrée à Toronto, où il vit aujourd’hui – sa façon de jouer avec la géométrie, la symétrie et les lignes architecturales crée des compositions à la fois puissantes et intrigantes, qui mettent en relief la présence fragile de l’homme face à l’ampleur de ses constructions ; elle fera sans doute l'objet d'une future publication.
G.C. - série Abandoned (2020)

« Photography for me is a means of meditation. A way to engage both myself and the world around me. Taking it all and expressing it through images.»
Parallèlement à son activité photographique, Gary Cummins travaille dans l’industrie de la construction et profite de son temps libre pour explorer, photographier et expérimenter. Mais ce qui reste au cœur de son travail, dit-il, c’est ce désir simple : sortir, explorer, découvrir, même dans son propre jardin – « We are all explorers! Never stop! »

A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...