In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 24 avril 2011

Evan Wilson - Mending the kimono
(2006)
La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre réaliste américain Evan Wilson (b.1953). Formé au Maryland Institute College of Art, puis à la Skowhegan School of Painting and Sculpture dans le Maine, il s’oriente très tôt vers une peinture inspirée des grands maîtres européens, notamment de la tradition flamande et vénitienne, mais aussi de la peinture de genre américaine.

E.W. - The peacock kimono
(2009)
Son apprentissage auprès de Joseph Sheppard, qui lui fait étudier les peintres du XVIIᵉ siècle, notamment Rubens et Rembrandt, ainsi que les maîtres de la Renaissance italienne, joue un rôle décisif dans sa formation.
Wilson en retient notamment une attention presque tactile aux étoffes, aux matières, aux reflets, dans lesquels il excelle aujourd’hui..
« C'est en copiant les portraits de la National Gallery of Art, à Washington, que j'ai été fasciné par leur habileté à restituer le brillant d'un bouton, ou le détail complexe d'un vêtement royal.
Je reste fidèle à la tradition des grands maîtres. Moi aussi, je m'en tiens à la lumière naturelle.»

YT1
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dimanche 17 avril 2011

E. Vadas - Enfant (1949)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe hongrois Ernó Vadas (1899-1962), l’un des photographes les plus importants de la Hongrie de l’entre-deux-guerres.
Né à Nagykanizsa, il travaille d’abord comme employé de banque et ne pratique la photographie qu’en amateur.
En 1927, il commence à se former auprès de Rudolf Balogh.
En 1931, sa photographie Libák (Oies) reçoit en Suisse le premier prix d’un concours organisé par la revue Camera, doté de mille francs-or.
Ses images paraissent bientôt dans National Geographic, Vanity Fair, Harper’s Bazaar ou encore Illustrated London News. En 1938, il figure au cinquième rang, parmi 13 424 photographes, de l’American Annual Photography.
Ses photographies de l’époque, souvent consacrées à la nature et à la vie rurale, sont très composées ; elles jouent avec la lumière, les contre-jours et le mouvement, avec une sensibilité marquée par le pictorialisme. Moisson, prise en 1937, appartient pleinement à cette période.
E.V. - Moisson (1937)

Puis vient la guerre. Vadas est astreint au travail forcé et déporté à Mauthausen. Il en revient en 1945.
Après la guerre, ses sujets s’élargissent et son travail prend une tonalité plus réaliste. Il devient photoreporter pour l’agence de presse hongroise, dirige la revue Fotó et participe à la création de l’Association des photographes hongrois, dont il sera président jusqu’à sa mort. Il joue également un rôle important dans la formation de jeunes photographes.
Douze ans après Moisson, il photographie un enfant qui descend un escalier de pierre avec son seau. Rien d’autre que le geste, sans doute quotidien, d’un enfant qui aide à la ferme.
La guerre est passée entre ces deux photographies, avec pour Vadas les souffrances de la déportation. Le monde, lui, a changé. Mais dans son objectif, quelque chose demeure : des femmes et des hommes au travail dans les champs, puis un enfant au travail lui aussi, à la mesure de ce qu’il est. Les gestes sans cesse répétés des gens qui vivent.

TW1
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samedi 16 avril 2011

Botticelli - Le printemps (détail)
(c.1480)
Une image et des mots. Un détail du chef-d'oeuvre de Sandro Botticelli et, pour aller avec, quelques lignes extraites de Système de l'idéalisme transcendantal (1800), du philosophe allemand Schelling, une oeuvre de jeunesse et néanmoins un ouvrage majeur de l'idéalisme allemand.

Ce que nous appelons nature est un poème qui repose caché, en une écriture secrète et merveilleuse ; mais si l'énigme pouvait se dévoiler, nous y reconnaîtrions l'Odyssée de l'esprit qui, merveilleusement trompé, se fuit lui-même en se cherchant : car au travers du monde sensible ne s'offre que le pays de l'imaginaire auquel nous aspirons, à travers une brume à moitié transparente, comme le sens au travers des mots.
FL2

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dimanche 10 avril 2011

Fred Herzog - Curtains (1972)
La veillée du dimanche. Deux oeuvres du photographe canadien d'origine allemande Fred Herzog (b.1930), pionnier discret de la photographie de rue en couleur. 
Piétons, boutiques  de seconde zone, néons et terrains à l'abandon : Herzog photographie Vancouver à partir des années 1950, avec une attention particulière pour tout ce qui compose la ville ordinaire.
F.H. - Blue car, Strathcona (1967)

Son travail, longtemps resté en marge de la reconnaissance institutionnelle, n’est véritablement redécouvert qu’au début des années 2000. Sa première grande exposition à la Vancouver Art Gallery n’a lieu qu’en 2007, alors qu’il a déjà 76 ans.
Son regard sur la rue peut rappeler celui d’un autre grand coloriste, Stephen Shore, mais Herzog insiste sur ce que le photographe apporte à ce qu’il regarde :
« On ne voit bien que si l’on a dans l’esprit quelque chose à apporter à l’image. »
Lire, observer, discuter : Herzog ne cesse de rappeler que le travail du photographe commence bien avant d’appuyer sur le déclencheur.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...