In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 10 juillet 2022

Adam Ciemniewski - Moisson

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre polonais Adam Ciemniewski (1866-1915). Il étudie la peinture et le dessin auprès de Wojciech Gerson - qui fera l’objet d’une prochaine publication - avant de s’installer à Munich en 1890. Cinq ans plus tard, il revient en Pologne, où il passera le reste de sa vie.

A.C. - Retour des champs (1895)
Salué pour sa maîtrise de la lumière latérale, Ciemniewski s’est surtout attaché à représenter des scènes religieuses et des scènes de la vie rurale, avec un regard empreint de calme et d’intériorité.
« Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille », écrit Verlaine.

dimanche 17 avril 2011

E. Vadas - Enfant (1949)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe hongrois Ernó Vadas (1899-1962), l’un des photographes les plus importants de la Hongrie de l’entre-deux-guerres.
Né à Nagykanizsa, il travaille d’abord comme employé de banque et ne pratique la photographie qu’en amateur.
En 1927, il commence à se former auprès de Rudolf Balogh.
En 1931, sa photographie Libák (Oies) reçoit en Suisse le premier prix d’un concours organisé par la revue Camera, doté de mille francs-or.
Ses images paraissent bientôt dans National Geographic, Vanity Fair, Harper’s Bazaar ou encore Illustrated London News. En 1938, il figure au cinquième rang, parmi 13 424 photographes, de l’American Annual Photography.
Ses photographies de l’époque, souvent consacrées à la nature et à la vie rurale, sont très composées ; elles jouent avec la lumière, les contre-jours et le mouvement, avec une sensibilité marquée par le pictorialisme. Moisson, prise en 1937, appartient pleinement à cette période.
E.V. - Moisson (1937)

Puis vient la guerre. Vadas est astreint au travail forcé et déporté à Mauthausen. Il en revient en 1945.
Après la guerre, ses sujets s’élargissent et son travail prend une tonalité plus réaliste. Il devient photoreporter pour l’agence de presse hongroise, dirige la revue Fotó et participe à la création de l’Association des photographes hongrois, dont il sera président jusqu’à sa mort. Il joue également un rôle important dans la formation de jeunes photographes.
Douze ans après Moisson, il photographie un enfant qui descend un escalier de pierre avec son seau. Rien d’autre que le geste, sans doute quotidien, d’un enfant qui aide à la ferme.
La guerre est passée entre ces deux photographies, avec pour Vadas les souffrances de la déportation. Le monde, lui, a changé. Mais dans son objectif, quelque chose demeure : des femmes et des hommes au travail dans les champs, puis un enfant au travail lui aussi, à la mesure de ce qu’il est. Les gestes sans cesse répétés des gens qui vivent.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...