In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 27 mars 2011

R.D. - Cache-pipi (1960)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Robert Doisneau (1912-1994), un des plus grands photographes français de l'après-guerre, déjà présenté en septembre 2008, septembre 2010, et le mois dernier.

R.D - La voiture fondue (1944)
Saisir les gestes ordinaires de gens ordinaires dans des situations ordinaires... Extrêmement populaire, il est avec Willy Ronis, avec Brassaï, avec Boubat, une des figures tutélaires de la photographie humaniste
La beauté, disait-il encore, échappe aux modes passagères.
Pour découvrir un peu son immense héritage, c'est ICI.
JM1

ICI

samedi 26 mars 2011


P.R. - Carte du Livre de navigation (16e s.)
Une image et des mots. Une carte du Nil, et une autre de son estuaire, tirées du Livre de navigation présenté au Sultan Süleyman par l'amiral et cartographe ottoman Piri Reis (16e siècle). Donc deux images au lieu d'une, mais j'aime tant les cartes anciennes que je n'ai pas pu choisir.

P.R. - Carte du Livre de navigation (16e s.)

Les mots qui suivent sont un extrait de l'Hymne au Nil venu pour faire vivre l'Egypte, une oeuvre littéraire majeure du Moyen Empire (c. 2000 av. J.-C.) enseignée aux scribes... Ici dans la transcription de Dirk Van der Plas - L'hymne à la crue du Nil -, publiée dans la revue Le Monde de la Bible n° 138 - Paris, 2001.

Salut à toi, Crue
Maîtresse des poissons.
Tu conduis les oiseaux migrateurs vers le Sud.
Tu fais naître les herbes pour le bétail.
Tu es dans le monde souterrain
et le ciel et la terre reposent sur toi.
Tu pénètres les collines.
Tu emplis la Haute et la Basse-Égypte.
Tu établis la vérité dans le coeur des hommes.
Tu veilles à ce que les oiseaux reviennent de leur pays.
Sois verte, alors tu viendras !
Sois verte, alors tu viendras !
Crue, sois verte, alors tu viendras !
MC1

ICI

dimanche 20 mars 2011

K. Josephson - New York State (1970)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'américain Kenneth Josephson (b.1932), un des pionniers de la photographie conceptuelle américaine. Formé à Detroit puis à l’Institute of Design de Chicago, héritier du Bauhaus américain fondé par László Moholy-Nagy, il développe dès les années 1960 une œuvre qui interroge avec humour et intelligence la nature même de la photographie. L’image n'est plus un simple enregistrement du réel mais une construction, un jeu de perception et d’illusion.

K.J - Chicago (1961)
Ses photographies les plus célèbres reposent souvent sur un procédé simple en apparence : intégrer une photographie dans la photographie elle-même, créant ainsi des mises en abyme pleines d’ironie. Le premier cliché appartient à cette série devenue emblématique. Chez Josephson, l’appareil ne sert pas seulement à montrer le monde ; il sert aussi à rappeler qu’une image n’est jamais le réel, mais toujours une manière de le transformer, de le cadrer, voire de le manipuler.
À une époque où des institutions comme le Museum of Modern Art privilégient surtout la photographie documentaire, Josephson défend l’idée d’une photographie « faite » plutôt que simplement « prise ». Son travail, influencé autant par le modernisme que par l'esprit du minimalisme, exercera une influence durable sur plusieurs générations de photographes, notamment à travers son enseignement à l’Art Institute of Chicago.
KD1

ICI

dimanche 13 mars 2011

I. Aïvazovski - La neuvième vague (1850)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du russe Ivan Aïvazovski (1817-1900), maître incontesté de la peinture maritime du XIXᵉ siècle et l’une des grandes figures du romantisme russe. Issu d’une famille modeste de marchands arméniens émigrés de Pologne, il naît à Théodosie, en Crimée, et se forme à l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg.
I. A. - Navire dans la tempête
(1858)

Très tôt, il révèle un talent exceptionnel pour peindre la mer sous toutes ses humeurs.
Devenu peintre officiel de la marine impériale, il lui consacrera plus de la moitié de son œuvre : près de 3000 marines où il déploie une virtuosité stupéfiante. Eugène Delacroix l’admirait et J. M. W. Turner le qualifiait de génie.
« Homme libre, toujours tu chériras la mer ! » écrivait alors un autre grand romantique.

NS2 ICI