In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 30 novembre 2008

W.C. - Jug with bottles (1930s)
La veillée du dimanche. En ce jour anniversaire de sa naissance, deux œuvres du Sunday painter anglais Winston Churchill (1874-1965). Même s'il qualifiait volontiers ses tableaux de « barbouillages », Churchill a peint plus de cinq cents toiles. Il continuera jusqu'à un âge très avancé, tant la peinture occupa une place importante dans sa vie. Dans son essai Painting as a Pastime, publié en 1948, il écrit : « Quand j'arriverai au ciel, j'ai bien l'intention de consacrer une bonne partie de mon premier million d'années à peindre. »

W.C. - Trees near Breccles (1936)
Et un peu plus loin :
« Heureux les peintres, car ils ne seront jamais seuls. La lumière et la couleur, la paix et l'espérance leur tiendront compagnie jusqu'à la fin, ou presque, de la journée. »
On lui prête aussi d'avoir répondu, à quelqu'un qui lui conseillait de tailler dans le budget des arts pour aider à l'effort de guerre : « Mais alors, pourquoi nous battons-nous ? »

MO1

ICI

samedi 29 novembre 2008

Wayne Miller - Lovers (1957)
Une image et des mots. L'image, c'est ce cliché du photographe américain Wayne Miller.
Ont-ils trouvé chaussure à leur pied ?
Dans son commentaire au Cantique des Cantiques, Claudel nous dit ceci : "La chaussure est ce qui sépare le pied de la terre, qui l'exhausse, qui l'empêche d'être souillé par la boue et meurtri par l'obstacle. C'est de la foi, c'est de l'idée, c'est du ciel, qu'il faut nous mettre au pied si nous voulons assurer notre avancement".

Mais s'agit-il, chez Beckett, des mêmes chaussures, celles qu'Estragon tente désespérément d'enlever tant elles le font souffrir ? Ces souliers douloureux, il les enlève, les remets, les enlève encore... ; jusqu'à ce quelqu'un d'autre les trouve et lui laisse les siennes. Car chacun doit trouver chaussure à son pied et un monde à sa mesure...
" On trouve toujours quelque chose, hein Didi, pour nous donner l'impression d'exister ?"
LB1

ICI

dimanche 23 novembre 2008

H. Hartung - Sans titre (1955)

La veillée du dimanche. Deux toiles du peintre et photographe français d'origine allemande Hans Hartung (1904-1989), figure majeure de l’abstraction européenne de l’après-guerre, associé notamment à l'Art Informel.
Hartung raconte que, dès l’âge de six ans, il dessinait dans ses cahiers les zigzags des éclairs aussitôt qu’ils apparaissaient dans le ciel, avant même que le tonnerre ne se fasse entendre, comme pour apprivoiser la foudre. Ce geste d’enfant contient peut-être déjà quelque chose de son œuvre future : la volonté de saisir une énergie invisible et d’en conserver la trace. Passionné très tôt par la photographie, l’astronomie et l’histoire de l’art, il découvre les maîtres anciens, les expressionnistes allemands puis, après son installation à Paris, les avant-gardes de son temps.

H. H. - Rayonnement (1962)
Pendant la Seconde Guerre mondiale, opposé au nazisme, Hartung rejoint la Légion étrangère. Après avoir fui la France occupée en franchissant clandestinement les Pyrénées, il est arrêté et interné par les autorités franquistes en Espagne. Libéré, il s’engage à nouveau dans la Légion ; grièvement blessé en 1944, il perdra une jambe au combat. Naturalisé français en 1946, il recevra la croix de guerre et la Légion d’honneur.
Cette histoire d’épreuves, d’arrachement et de survie n’explique pas à elle seule son œuvre, mais elle donne peut-être à ses éclaboussures, à ses projections et à ses gestes spontanés une profondeur particulière. Pionnier de l’art gestuel, Hans Hartung reste aujourd’hui considéré comme l’un des artistes majeurs de l’abstraction du XXᵉ siècle. « L’art n’est pas ce que l’on voit, mais ce que l’on donne à voir. »

PM2

ICI

dimanche 16 novembre 2008

Tore Johnson - Paris (1950)

La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe suédois Tore Yngve Johnson (1928-1980), membre du collectif Ten photographers, fondé en 1958. À la fin des années 1940, avant de devenir photographe indépendant, il travaille comme assistant auprès de deux figures importantes de la photographie suédoise : Karl Werner Gullers, dont une photographie sera choisie par Edward Steichen pour son exposition The Family of Man, puis Sten Didrik Bellander, qui avait lui-même travaillé auprès de Richard Avedon à New York.
T.J. - Paris (1950)

Au début des années 1950, Tore Johnson séjourne à Paris avec d’autres photographes suédois. Cette expérience marquera profondément son regard. Comme beaucoup de photographes européens de l’après-guerre, il est influencé par la photographie humaniste, attentive aux gestes simples, aux lieux familiers et aux vies anonymes.
Les deux images choisies ici appartiennent à cette période.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...