In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 17 décembre 2023

G. Cummings - New York (2019)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe irlandais Gary Cummins, que j’ai découvert d’abord avec ses séries Astrophotography et Abandoned.
Son travail explore des territoires très différents, de l’astrophotographie aux séries urbaines, en passant par les portraits et la photographie expérimentale. J’ai déjà eu l’occasion de dire ici que je ne suis pas très sensible à la photographie d’art ; une bonne partie de ce qu’il fait m’échappe donc un peu.
J’ai en revanche beaucoup aimé la série qu’il a consacrée à Toronto, où il vit aujourd’hui. Sa façon de jouer avec la géométrie, la symétrie et les lignes architecturales crée des compositions puissantes et intrigantes, qui mettent en relief la présence fragile de l’homme face à l’ampleur de ses constructions.
Elle fera sans doute l’objet d’une future publication.

G.C. - série Abandoned (2020)
« Photography for me is a means of meditation. A way to engage both myself and the world around me. Taking it all and expressing it through images.»
Gary Cummins travaille également dans l’industrie de la construction et profite de son temps libre pour explorer, photographier et expérimenter. Mais ce qui reste au cœur de son travail, dit-il, c’est ce désir simple : sortir, explorer, découvrir, même dans son propre jardin – « We are all explorers! Never stop! »
 © Veilleur de Nuit – 2023
NB1

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dimanche 10 décembre 2023

S.J. - Cimetière sous la neige
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre paysagiste norvégien Sophus Jacobsen (1833-1912). Admiré pour ses paysages empreints de romantisme et d’une atmosphère contemplative, Jacobsen s'inscrit en plein dans la tradition artistique nordique qui valorise la représentation de la nature comme miroir de l'âme.
À partir de l'âge de 20 ans il vit en Allemagne, à Düsseldorf, un centre artistique important à son époque, où il est l'élève de son compatriote Hans Fredrick Gude (voir mai 2015). 
S.J. - Porteuse de bois (19e)

Ses paysages se distinguent par une lumière délicate, celle des heures incertaines de l’aube ou du crépuscule, qui leur confère une qualité presque mystique.
Cette attention à la texture et à l’atmosphère peut rappeler Caspar David Friedrich – qui cherchait à peindre ce qui dépasse le visible –, ou encore Johan Dahl, un autre grand paysagiste norvégien qui, lui aussi, fera probablement l'objet d'une publication.
 © Veilleur de Nuit – 2023

SD1
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dimanche 3 décembre 2023

Haywood Magee - Edinburgh (1954)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe et journaliste britannique Haywood Magee (1914-1980). Né à Goole, dans le Yorkshire, il découvre très tôt la photographie, notamment pendant son passage dans l’aviation, où il réalise des images de reconnaissance.
Dans les années 1930, il travaille pour la presse illustrée et rejoint Picture Post, l’un des grands magazines de photojournalisme de l’époque, dont il devient un collaborateur régulier pendant la guerre.

H.M. - Duddingston Camp, Edinburgh
(1954)
Ce qui me touche dans son travail, c’est la manière dont il nous donne à voir la vie quotidienne en Grande-Bretagne pendant et après la Seconde Guerre mondiale, avec une attention discrète aux personnes ordinaires dans des contextes simples mais révélateurs. Il nous rappelle ainsi que les gestes les plus modestes et les vies anonymes constituent aussi la mémoire d’une époque.
 © Veilleur de Nuit – 2023
TB2

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samedi 2 décembre 2023

Read Persian Album
Une image et des mots. Cette "fougère imaginaire" est une des quatorze miniatures qui figurent dans le Read Persian Album, conservé à la Morgan Library & Museum de New York.
Autour de l'illustration, douze vers du poète persan Jamal-al-Din Mohammad Sidi (1555-1591), connu sous le nom de Urfi, ou Orfi Sherazi.

Des sapins, des sapins, des sapins, jamais une âme. Les chemins sablonneux s'enfoncent de salle obscure en salle obscure, parmi la mousse et la fougère, sous ces grandes rames balançantes.. [....] Il fait du vent, et dans ce vent, je veux partir, aller encore. Là-bas, où je retrouverai le grand matin d'herbe et d'oiseaux.
Henri Pourrat, Gaspard des montagnes (1922).

A.M. - Notre-Dame, soleil (1904) La veillée du dimanche. Déjà présenté en juillet 2016, voici, avec deux nouvelles toiles – encore une fois...