In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 22 octobre 2023

Carel Willink - La maison jaune (1934)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du néerlandais Carel Willink (1900-1983), déjà présenté en octobre 2010. Souvent associé au "réalisme magique", il peint un monde où tout semble réel... et pourtant profondément inquiétant. Les architectures monumentales, les places désertes, les ciels d'orage ou les ruines donnent à ses tableaux une atmosphère de silence et de tension, comme si quelque chose allait se produire sans que l'on sache quoi.
C.W. - Nouvelles de l'emploi (1952)

Au fil de sa carrière, Willink s'éloigne du cubisme et de l'abstraction pour retrouver une peinture figurative d'une précision presque photographique, mais qu'il charge d'un sentiment d'étrangeté. Ses œuvres semblent suspendues entre la réalité et le rêve, entre beauté classique et pressentiment de catastrophe. Réflexion sur la fragilité de la civilisation, reflétée dans ses décors monumentaux et vides ? Par son style unique qui mêle réalité et fantastique, Willink reste l'une des figures majeures de l'art moderne néerlandais.
 © Veilleur de Nuit – 2023
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dimanche 15 octobre 2023

L.Goldsmith - Patti Smith (1976)
La veillée du dimanche. Deux clichés de la photographe américaine Lynn Goldsmith (b.1948). Diplômée de l’Université du Michigan en littérature anglaise et en psychologie, elle s’est fait connaître par ses portraits de figures de la musique, du cinéma et des arts, qu’elle cherche moins à figer dans leur image publique qu’à montrer dans une forme d’intimité.

L.G. - Bob Dylan, NYC (1983)
En 1976, elle fonde LGI, la première agence consacrée à la diffusion de portraits de célébrités destinés à un usage éditorial, notamment dans les domaines du divertissement et du sport. Sous sa direction, l’agence connaît un essor considérable, jusqu'à fédérer un réseau international de plus de 300 photographes. En 1997, elle la vend à Corbis, société fondée par Bill Gates, afin de se consacrer pleinement à sa carrière artistique et à ses projets personnels.
À l'occasion d'une publication sur Jim Marshall de novembre 2017, j'avais confié qu'elle était l'auteure d'un de mes portraits favoris de Dylan ; le voici.
 © Veilleur de Nuit – 2023
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dimanche 8 octobre 2023

A.K. - Lac Ladoga (1871)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Arkhip Kuindzhi (1842-1910), déjà présenté en juin 2010.
Je suis fasciné par l’atmosphère de ses tableaux, qui doit sans doute autant à leur composition qu’à la manière dont il donne à la lumière naturelle une véritable présence.
Élève de l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, Kuindzhi est d’abord influencé par les maîtres du réalisme russe, notamment Ivan Aïvazovsky et Ivan Kramskoï.
A.K. - La nuit (1905)

Mais il développe rapidement une vision très personnelle du paysage – ciels immenses, plaines ouvertes –, où la lumière prend une place essentielle.
Par ses contrastes saisissants entre ombre et clarté, il crée ce que l’on a parfois appelé un « rayonnement intérieur » : l’impression que la lumière naît du tableau lui-même. Ses paysages ne cherchent pas seulement à reproduire la nature ; ils donnent aussi le sentiment d’une présence plus profonde, presque mystérieuse. À ce titre, Kuindzhi a contribué à renouveler la peinture paysagiste russe du XIXᵉ siècle.
 © Veilleur de Nuit – 2023

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