In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 27 août 2022

A. Kaminsky - Paris la nuit (1946)

Une image et des mots. Évidemment – puisque je le publie –, j'aime beaucoup ce cliché d'Adolfo Kaminsky, pris à Paris en 1946. Qui est cette femme et qui attend-elle ? Son souteneur, un micheton, peut-être l'être aimé ? Et justement, au dessus d'elle, l'affiche d'un film égyptien de Mohamed Karim, Vive l'amour (1938) ; on y discerne le nom de l'acteur vedette Abdel Wahab.
J'ai repensé, pour l'accompagner, à ces quelques mots de John Steinbeck, dans une lettre de 1958 à son fils Thom.

Il y a différents types d'amour. Le premier est égoïste, méchant, narcissique et n'est qu'un faire-valoir pour l'ego. C'est un amour laid et paralysant. L'autre est une libération de tout ce qu'il y a de bon en toi : gentillesse, considération et respect. Je ne parle pas seulement du respect social des bonnes manières, mais du profond respect, c'est-à-dire la reconnaissance d'une personne en tant qu'être unique et précieux. Le premier type d'amour peut te rendre malade, petit et faible tandis que le second peut révéler ta force, ton courage, ta bonté et même une sagesse que tu ignorais posséder.

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dimanche 21 août 2022

A.M. - Paysage du midi (1919)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'italien Amedeo Modigliani (1884-1920), personnalité emblématique de la bohème montmartroise et de ce que faute de mieux on appelle l'École de Paris.
Peu studieux, commence sa formation artistique à quatorze ans dans l’atelier du peintre paysagiste Guglielmo Micheli, à Livourne. Élève de Giovanni Fattori, figure de proue des Macchiaioli, Micheli lui fait découvrir la peinture sur le motif et une manière de peindre qui s’éloigne de l’académisme. Modigliani découvre également la peinture toscane, les maîtres de la Renaissance et le préraphaélisme.
Il passe ensuite un an à Florence en 1902, où il s'inscrit à l'École du nu de l'Académie des Beaux-Arts, dirigée Fattori.
A.M. - La route toscane (1898)

L’année suivante, il poursuit sa formation à Venise, où il restera trois ans.
Déjà fasciné par les Toscans du Trecento, il découvre les Vénitiens qui leur succèdent, Le Tintoret, Titien, Véronèse..., mais aussi, à Paris, les impressionnistes, Cézanne, Toulouse-Lautrec, la période bleue de Picasso, Klimt, et les estampes d'Utamaro...
Modigliani arrive à Paris en 1906, où il mène une vie de bohème marquée par la précarité et l'abus de drogue et d'alcool. Il peint surtout des portraits et des nus, et sa production ne compte que quatre paysages : c'est cette part mineure et méconnue de sa peinture que je choisis de présenter aujourd'hui.
À Montmartre et Montparnasse, il côtoie tous les artistes et écrivains de la bohème parisienne, ceux de la Ruche et ceux du Bateau-Lavoir, de Cendrars à Fernand Léger en passant par Radiguet et Foujita, mais ses amis les plus proches sont Utrillo et Soutine.
Rongé par la maladie, l’alcool et les difficultés matérielles, Modigliani meurt à Paris le 24 janvier 1920, à seulement 35 ans. Sa jeune compagne Jeanne Hébuterne, âgée de 21 ans, enceinte de leur deuxième enfant, se suicide le lendemain en se jetant par la fenêtre de l'appartement de ses parents, où elle avait été recueillie.
 © Veilleur de Nuit – 2022
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dimanche 14 août 2022

Nina Leen - Ice (nd)
La veillée du dimanche. Deux clichés de la photographe américaine d'origine russe Nina Leen (1914-1995). Formée d'abord à la peinture en Europe, elle s’installe aux États-Unis en 1939 et s’intéresse d’abord à la photographie animalière avant d’élargir son regard à la mode et à la vie quotidienne. Ses premières photographies paraissent dans Life dès 1940 ; elle travaillera pendant plus de trente ans pour le magazine, réalisant plus de 50 couvertures et de nombreux reportages.

N.L. - Young boy, NYC (1944)
Le titre complet de la seconde photographie est Young boy reading comics with a dog, NYC. Leen s’intéresse à la société américaine d’après-guerre – ses familles, ses adolescents, ses animaux domestiques – avec un regard à la fois bienveillant et lucide.
Deux de ses clichés ont été sélectionnés par Edward Steichen (voir mars 2010) pour figurer dans la légendaire exposition The Family of Man, qui rassemblait en 1955 des photographes du monde entier autour d’une même idée : l’universalité de l’expérience humaine.
 © Veilleur de Nuit – 2022
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dimanche 7 août 2022

Peter E. Brown - Bath
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre impressionniste britannique Peter Edward Mackenzie Brown (b.1967), connu sous le surnom de 'Pete the Street' pour son habitude de peindre directement sur le motif, dans les rues, par tous les temps, sans recours à la photographie.
P. E.Brown - Untitled

« Working is like being at a party. I need to be at the centre of things. Consciously or subconsciously, what I experience finds its way onto the canvas. »
Diplômé en beaux-arts de la Manchester Metropolitan University en 1990, il s’installe à Bath, où il vit et travaille encore aujourd’hui.
Brown s’attache à représenter la vie quotidienne et la vitalité ordinaire des villes anglaises : marchés, passants, façades, pluie et lumière mêlées, et les traces laissées par des roues de bicyclette sur le pavé mouillé.
Sur la première image, ce bel édifice au fond c'est la cathédrale de cette jolie ville, avec, sur le côté, l'entrée des thermes romains.
 © Veilleur de Nuit – 2022

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...