In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 21 août 2022

A.M. - Paysage du midi (1919)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'italien Amedeo Modigliani (1884-1920), personnalité emblématique de la bohème montmartroise et de ce que faute de mieux on appelle l'École de Paris.
Peu studieux, commence sa formation artistique à quatorze ans dans l’atelier du peintre paysagiste Guglielmo Micheli, à Livourne. Élève de Giovanni Fattori, figure de proue des Macchiaioli, Micheli lui fait découvrir la peinture sur le motif et une manière de peindre qui s’éloigne de l’académisme. Modigliani découvre également la peinture toscane, les maîtres de la Renaissance et le préraphaélisme.
Il passe ensuite un an à Florence en 1902, où il s'inscrit à l'École du nu de l'Académie des Beaux-Arts, dirigée Fattori.
A.M. - La route toscane (1898)

L’année suivante, il poursuit sa formation à Venise, où il restera trois ans.
Déjà fasciné par les Toscans du Trecento, il découvre les Vénitiens qui leur succèdent, Le Tintoret, Titien, Véronèse..., mais aussi, à Paris, les impressionnistes, Cézanne, Toulouse-Lautrec, la période bleue de Picasso, Klimt, et les estampes d'Utamaro...
Modigliani arrive à Paris en 1906, où il mène une vie de bohème marquée par la précarité et l'abus de drogue et d'alcool. Il peint surtout des portraits et des nus, et sa production ne compte que quatre paysages : c'est cette part mineure et méconnue de sa peinture que je choisis de présenter aujourd'hui.
À Montmartre et Montparnasse, il côtoie tous les artistes et écrivains de la bohème parisienne, ceux de la Ruche et ceux du Bateau-Lavoir, de Cendrars à Fernand Léger en passant par Radiguet et Foujita, mais ses amis les plus proches sont Utrillo et Soutine.
Rongé par la maladie, l’alcool et les difficultés matérielles, Modigliani meurt à Paris le 24 janvier 1920, à seulement 35 ans. Sa jeune compagne Jeanne Hébuterne, âgée de 21 ans, enceinte de leur deuxième enfant, se suicide le lendemain en se jetant par la fenêtre de l'appartement de ses parents, où elle avait été recueillie.
 © Veilleur de Nuit – 2022

dimanche 21 septembre 2014

A. Cecioni - Les brodeuses (1866)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'italien Adriano Cecioni (1836-1886), originaire de la région de Florence et figure singulière de la scène artistique italienne du XIXe siècle. Formé à l’Académie de Florence, il s’écarte rapidement des conventions académiques pour se rapprocher des Macchiaioli ("ceux qui font des taches", mais à ne surtout pas confondre avec le Tachisme), un mouvement en marge duquel il allait créer avec Giuseppe de Nittis, en 1863, l'école de Resina. Les Macchiaioli étaient un groupe de peintres venus de différentes régions d’Italie, historiquement lié à la réunification, le Risorgimento, et qui entendaient rompre avec les grands sujets historiques et la peinture académique pour peindre simplement la réalité du monde et celle du quotidien.
AC - Tante Erminia (1867)

Cecioni se distingue par un style sobre et direct, qui privilégie les petits formats, les scènes modestes et une certaine économie de moyens. 
Pourtant, les deux œuvres présentées ici occupent une place un peu à part dans son œuvre. Avec leurs fenêtres grandes ouvertes et la lumière qui circule librement, elles échappent à l'impression de retrait ou de confinement que dégagent parfois ses autres scènes d'intérieur. Quelque chose s'y desserre ; l'espace respire davantage.
C'est une peinture sans emphase, attentive aux gestes simples.
Adriano Cecioni a aussi été un théoricien engagé, défenseur d’une peinture tournée vers la vie réelle et dégagée des conventions académiques. Dans l’un de ses écrits, il affirmait : « La vérité et la vie sont l’âme de l’art. »

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...