In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 7 août 2022

Peter E. Brown - Bath
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre impressionniste britannique Peter Edward Mackenzie Brown (b.1967), connu sous le surnom de 'Pete the Street' pour son refus du recours à la photographie et son habitude de peindre directement sur le motif, dans les rues, par tous les temps.

P. E.Brown - Untitled
« Working is like being at a party. I need to be at the centre of things. Consciously or subconsciously, what I experience finds its way onto the canvas. »
Diplômé en beaux-arts de la Manchester Metropolitan University en 1990, il s’installe à Bath, où il vit et travaille encore aujourd’hui. Brown s’attache à représenter la vie quotidienne avec énergie et sincérité : marchés, passants, façades, pluie et lumière mêlées.
Son œuvre capture la vitalité ordinaire des villes anglaises, avec un sens aigu de la couleur et de la matière. Sur la première image, le bel édifice au fond est la cathédrale de cette jolie ville, avec, sur le côté, l'entrée des thermes romains.

FC6

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samedi 6 août 2022

P.A. - Sandrine, Café de Flore (1958)
Une image et des mots. Le cliché est du photographe français, d'origine hongroise, Paul Almásy (1906-2003), déjà présenté aux mois de juin 2016 et 2017.

En fait toutes les femmes attendent, comme elle, durant toute leur vie, formulai-je avec maladresse.
Toutes les femmes, dans tous les pays, de tout temps. Elles attendent un homme qui doit apparaître là, au bout de cette route, dans cette transparence du couchant. 
Un homme au regard ferme et grave, venant de plus loin que la mort vers une femme qui espérait malgré tout.
Andreï Makine, La femme qui attendait (2005)
CW1

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dimanche 31 juillet 2022

G.C. - Fishing boats in for the night

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre irlandais George Callaghan (b.1941). Originaire du comté d’Antrim, en Irlande du Nord, il a étudié au Belfast College of Art avant de s’installer à Dublin, où il débute une carrière de designer. Plus tard, il part pour Londres, puis pour l’Australie, où il travaille plusieurs années comme directeur artistique au sein de grandes agences de publicité.
C.G. - Down by the river

C’est de cette expérience – plus que de l’enseignement reçu à l’école d’art – qu’il dit tirer son style très personnel, aux frontières de l'art naïf et et de la figuration contemporaine.
Son œuvre se caractérise par des compositions simples, des couleurs franches et une atmosphère paisible, peut-être empreinte d’une douce mélancolie. Car les paysages et scènes de vie qu’il peint évoquent à la fois la mémoire, l’enfance et la nostalgie d’un monde plus calme, plus humain – une poésie du quotidien qu’il poursuit encore aujourd’hui dans son atelier de Victoria, en Australie.

GI4

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samedi 30 juillet 2022

anonyme

Une image et des mots. Ce cliché, dont je ne connais pas l'auteur, m'a fait penser à cette phrase d'André Comte-Sponville : "L'éternité, c'est quand tout s'arrête et que le présent continue".
Par association d'idées, ce sont ces quelques lignes de son Traité de la béatitude et du désespoir que j'ai choisies pour l'accompagner.

Désespoir. L'histoire ne va nulle part. Elle avance peut-être, en tous cas elle bouge, mais n'a d'autre but, à chaque instant, que le pas (à supposer que ses mouvements innombrables, infimes ou grandioses, puissent, dans leur contemporanéité dispersée, se réduire à l'unité d'un pas) qu'elle effectue.
En avant ? En arrière ? C'est selon votre point de vue, et l'orientation de vos désirs. Car l'axe temporel ne suffit pas : on peut faire un pas en avant vers le passé, ou un pas en arrière vers l'avenir : c'est le propre des décadences. [.....] Labyrinthe ; l'histoire n'avance que vers elle-même.

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