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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 6 août 2022
dimanche 31 juillet 2022
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| G.C. - Fishing boats in for the night |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre irlandais George Callaghan (b.1941). Originaire du comté d’Antrim, en Irlande du Nord, il étudie au Belfast College of Art avant de s’installer à Dublin, où il débute une carrière de designer. Plus tard, il part pour Londres, puis pour l’Australie, où il travaille plusieurs années comme directeur artistique au sein de grandes agences de publicité. C’est de cette expérience – plus que de l’enseignement reçu à l’école d’art – qu’il dit tirer son style très personnel, aux frontières de l’art naïf et de la figuration contemporaine.
Ce qu’il peint, ce sont des paysages rassurants et mafflus, de collines aux courbes douces, parcourus de routes, de chemins et de rivières qui serpentent parmi des arbres ronds. Rien n’est abrupt, rien n’est sec ; tout est doux, verdoyant et paisible. Ce qu’évoquent ses tableaux, c’est la nostalgie d’un monde plus calme et plus humain – une poésie du quotidien qu’il poursuit encore aujourd’hui dans son atelier de Victoria, en Australie.
© Veilleur de Nuit – 2022
samedi 30 juillet 2022
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| anonyme |
Une image et des mots. Ce cliché, dont je ne connais pas l'auteur, m'a fait penser à cette phrase d'André Comte-Sponville : "L'éternité, c'est quand tout s'arrête et que le présent continue".
Par association d'idées, ce sont ces quelques lignes de son Traité de la béatitude et du désespoir que j'ai choisies pour l'accompagner.
Désespoir. L'histoire ne va nulle part. Elle avance peut-être, en tous cas elle bouge, mais n'a d'autre but, à chaque instant, que le pas (à supposer que ses mouvements innombrables, infimes ou grandioses, puissent, dans leur contemporanéité dispersée, se réduire à l'unité d'un pas) qu'elle effectue.
En avant ? En arrière ? C'est selon votre point de vue, et l'orientation de vos désirs. Car l'axe temporel ne suffit pas : on peut faire un pas en avant vers le passé, ou un pas en arrière vers l'avenir : c'est le propre des décadences. [.....] Labyrinthe ; l'histoire n'avance que vers elle-même.
dimanche 24 juillet 2022
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| W.G. - Jeunes montagnards (1867) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre réaliste polonais Wojciech Gerson (1831-1901), également théoricien de l’art et pédagogue.
Formé à l'Académie des beaux-arts de Varsovie, dont il sort avec les honneurs, il poursuit ses études à l’Académie de Saint-Pétersbourg, où il étudie la peinture historique. Puis il part à Paris, où il suit l'enseignement de Léon Cogniet.
Il traduit en polonais le Traité de la peinture, de Léonard de Vinci, et, de retour à Varsovie, donne des cours dans son propre atelier ; il comptera parmi ses élèves quelques grands noms de la peinture néo-romantique polonaise parmi lesquels Léon Wyczółkowski (voir publication d'avril 2008) ou Anna Bilinska (voir publication de juillet 2011). Son œuvre, souvent consacrée à l’histoire, aux paysages et aux traditions polonaises, participe de cette volonté de préserver par l’image une mémoire nationale dans une Pologne alors privée d’indépendance.
De nombreuses œuvres de Gerson ont malheureusement disparu pendant la Seconde Guerre mondiale : volées par les nazis, elles n’ont jamais été retrouvées.
© Veilleur de Nuit – 2022
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