In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 13 décembre 2020

E.Bitkin - The Evening Train (1962)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre russe Evgueni Petrovitch Bitkin (1932-2017), formé à Moscou auprès d’Alexandre Kouprine et de Sergueï Guerassimov avant de s’établir à Novgorod, dont la vie et l’architecture resteront une source d’inspiration durable.
Sa peinture reste très attachée à la tradition réaliste russe : scènes hivernales, ciels lourds et souvent crépusculaires.
E.B. - Suburban Station (1962)

Je l’ai découvert avec ce tableau, The Evening Train, que j’aime beaucoup pour sa composition, qui lui donne quelque chose de très cinématographique.
Les personnages y contribuent aussi, avec cette présence étonnante malgré – ou peut-être grâce à – leur imprécision : des silhouettes parfois floues, presque absorbées par le paysage.
 © Veilleur de Nuit – 2020
VO1

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dimanche 6 décembre 2020

Linden Frederick - The blue room

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l’Américain Linden Frederick (né en 1953), originaire du nord de l’État de New York et installé dans le Maine depuis 1989. Il s’est fait connaître par ses peintures de petites villes et de paysages ordinaires, souvent à la tombée du jour ou pendant la nuit : maisons, routes, commerces, motels, bâtiments anonymes...
L.F. - Off Main

Ce qui revient, c’est la lumière. Une fenêtre éclairée, un lampadaire, les phares d’une voiture suffisent à révéler une présence humaine dans un paysage désert. On devine alors des vies derrière les murs, sans jamais les voir.
Il revendique d’ailleurs cette dimension narrative de sa peinture. En 2017, son projet Night Stories a réuni quinze de ses tableaux et les récits que des écrivains américains, parmi lesquels Richard Russo, Ann Patchett ou Elizabeth Strout, ont écrits à partir d’eux.
Si ses peintures ne racontent pas vraiment une histoire, elles donnent envie d’en inventer une.
 © Veilleur de Nuit – 2020

JC1

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samedi 5 décembre 2020

Slava et sa troupe (1993)
Une image et des mots. L'image est extraite du spectacle du formidable Slava.
Sans penser à une oeuvre en particulier, elle m'a immédiatement évoqué, assez logiquement sans doute, l'univers de Beckett.
Puis je me suis souvenu d'un livre d'Émile Faguet paru en 1910 sous le titre Le culte de l'incompétence et dont voici un court extrait:.

Quels seraient donc les remèdes que l'on pourrait apporter à cette maladie moderne, le culte de l'incompétence intellectuelle, le culte de l'incompétence morale ? [....]
On pense bien que je n'en vois aucun, puisque nous avons affaire à un mal qui ne peut être guéri que par lui-même, et à un mal qui se chérit ".

MB2
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dimanche 29 novembre 2020

Jozef Israëls

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre hollandais Jozef Israëls (1824-1911), père d'Isaac Israëls, présenté ici en novembre 2015. Il est l'une des figures majeures de l'École de La Haye, courant réaliste néerlandais du XIXᵉ siècle, influencé notamment par Corot et l'École de Barbizon.
Comme Jean-François Millet, auquel il est souvent comparé, il s'intéresse aux vies simples : pêcheurs, paysans, familles modestes du quartier juif d'Amsterdam. Ses tableaux témoignent d'une attention profonde aux difficultés du quotidien et à la dignité de ceux qu'il représente, dans une palette sombre et mélancolique.

Jozef Israëls - Jeune fille cousant
Formé à Amsterdam et à Paris, où il arrive en 1845 et suit l'enseignement du peintre néoclassique François-Édouard Picot, Israëls commence sa carrière par des scènes historiques romantiques. C'est après un séjour dans un village de pêcheurs qu'il se tourne vers des thèmes plus réalistes, et des œuvres célèbres comme L'orphelin et À la tombée du jour témoignent de son talent pour saisir les expressions, les gestes et les émotions de ses personnages.
 © Veilleur de Nuit – 2020

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