In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 21 novembre 2020

Caravage - Martyre de St Matthieu
Une image et des mots. L'image est la radiographie d'un détail du Martyre de St Matthieu (1600), du Caravage.
Les mots pour aller avec sont de Antoine Blondin, extraits de "Un singe en hiver" (1959).

Sait-on jamais ce que c'est. Ce va-et-vient aux abîmes est un trajet solitaire. Ceux qui remontent de ces gouffres se sont cherchés sans se rejoindre.
Seule, la cruauté du jour rassemble leur troupeau errant. Ils renaissent douloureusement et se retournent : la nuit a effacé la trace de leurs pas. Les ivresses, si contagieuses, sont incommunicables.
Antoine Blondin, Un singe en hiver (1959)
SO3

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dimanche 15 novembre 2020

Arthur Tress - Shadow serie (1975)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'américain Arthur Tress (b.1940), qui est passé du reportage documentaire à une photographie où le rêve tient une place centrale. Né à Brooklyn, il commence sa carrière dans les années 1960 avec des reportages sociaux, notamment sur la vie dans les quartiers populaires de New York où il a passé son enfance.
Mais très vite, influencé par ses études d'art et de philosophie, il s’éloigne du simple réalisme documentaire pour explorer une dimension onirique et symbolique de la photographie.

A.T. - Shadow serie - Nice (1975)
Parmi ses travaux les plus connus figure Dream Collector (1972), série de mises en scène inspirées des rêves et des cauchemars d'enfants qu'il interrogeait. À travers elles, Tress explore les peurs, les désirs et les imaginaires de l'enfance, avant d'élargir peu à peu son regard à la marginalité, à l'identité et aux inquiétudes de la société américaine. 
« La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère », dit un proverbe latin médiéval.
Photographe à part, entre le reportage et la fable, Arthur Tress crée des images où le réel et le rêve se mêlent sans que l'on sache toujours où finit l'un et où commence l'autre.

GH6

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dimanche 8 novembre 2020

Ray Metzker - Atlantic City (1966)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Ray Metzker (1931-2014), figure singulière de la photographie du XXᵉ siècle, connu pour son travail sur la lumière, l'ombre et la composition. Élève d'Aaron Siskind et d'Harry Callahan (voir mai 2010) à l'Institute of Design de Chicago, il s’éloigne très tôt du réalisme documentaire pour inventer un langage visuel d’une rigueur et d’une audace rares : montages, juxtapositions, expositions multiples… 
« Ce n’est pas le médium qui a des limites, mais l’imagination de l’artiste. »
R.M. - Chicago (1957)

Il joue avec les contrastes extrêmes, les silhouettes, les fragments de ville, et transforme la rue en une abstraction lumineuse. « La rue est une scène d’interactions humaines. D’abord j’observe minutieusement, l’appareil tourné vers le sol. Puis je le relève, attentif au flot d’hommes et de femmes qui apparaissent et disparaissent, à cette pulsation. »
Dans des séries comme City Whispers ou Composites, il explore la répétition et le montage d’images multiples jusqu’à créer des structures presque musicales.
Chez Ray Metzker, la photographie n'est plus seulement un enregistrement du réel ; elle devient un espace d'expérimentation où la lumière organise l'image autant que les sujets eux-mêmes.
OE3

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samedi 7 novembre 2020

Léon Augustin Lhermitte - La fenaison (1887)
Une image et des mots.
De Léon Lhermitte (1844-1925), voici La fenaison (1887), un tableau conservé au Musée Van Gogh à Amsterdam.
Les mots pour aller avec sont extraits de la Genèse (3.19).

" [....] il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs. C'est à la sueur de ton front que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière."

SA1 ICI