In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 8 novembre 2020

Ray Metzker - Atlantic City (1966)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Ray Metzker (1931-2014), figure singulière de la photographie du XXᵉ siècle, connu pour son exploration radicale de la lumière, de l’ombre et de la composition. Élève d'Aaron Siskind et d'Harry Callahan (voir mai 2010) à l'Institute of Design de Chicago, il s’éloigne très tôt du réalisme documentaire pour inventer un langage visuel d’une rigueur et d’une audace rares : montages, juxtapositions, expositions multiples… 
« Ce n’est pas le médium qui a des limites, mais l’imagination de l’artiste. »
R.M. - Chicago (1957)

Il joue avec les contrastes extrêmes, les silhouettes, les fragments de ville, et transforme la rue en une abstraction lumineuse. « La rue est une scène d’interactions humaines. D’abord j’observe minutieusement, l’appareil tourné vers le sol. Puis je le relève, attentif au flot d’hommes et de femmes qui apparaissent et disparaissent, à cette pulsation. »
Dans des séries comme City Whispers ou Composites, il explore la répétition et le montage d’images multiples jusqu’à créer des structures presque musicales.
Ainsi chez Ray Metzker la photographie n’est plus un simple enregistrement du réel : elle devient un terrain d’expérimentation, où la lumière devient matière et rythme.

dimanche 23 mai 2010

H.Callahan - Eleanor, Chicago (1948)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l’Américain Harry Callahan (1912-1999), figure majeure de la photographie d’après-guerre.
Il achète son premier appareil en 1938 en rejoignant le club photo de Chrysler Motors, où il travaille, tout comme sa femme Eleanor qui deviendra l’un de ses principaux modèles.
Trois ans plus tard il participe à un atelier d'Ansel Adams (voir publication du 11/04), qui l’initie aux principes du zone system et marque durablement son approche. Il enseigne ensuite à l’Institute of Design de Chicago.
H.C. - Aix-en-Provence (1957)

I do believe strongly in photography and hope by following it intuitively that when the photographs are looked at they will touch the spirit in people.
[...] I can't say what makes a picture. I can't say. It's mysterious. A picture is like a prayer.
En 1956, une bourse de la Graham Foundation lui permet, sur les conseils d’Edward Steichen, de séjourner un an en France avec sa famille (1957–1958). Steichen dira de lui : « The precision of his skill places his work beyond the tentative and the experimental stage… »
De retour aux États-Unis, Callahan expose au MoMA de New York et enseigne à la Rhode Island School of Design jusqu’à sa retraite en 1977.

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