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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 3 décembre 2017
samedi 2 décembre 2017
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| A. Star Reese - Jamaica & Zoe (2007) |
Pour accompagner ce cliché, quelques lignes de Julien Gracq, extraites de Liberté grande, publié chez Corti en 1946.
" ... c'est quand elle descend dans mes rêves par les cheminées calmes de décembre, s'assied près de mon lit et prend timidement ma main entre ses petits doigts pour le difficile passage à travers les paysages solennels de la nuit, et ses yeux transparents à toutes les comètes ouverts au-dessus de mes yeux jusqu'au matin."
dimanche 26 novembre 2017
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| Ph. de Mazerolles - Bains publics |
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| Ph. de M - Le bal des Ardents |
Une soixantaine de manuscrits sont aujourd’hui attribués à Philippe de Mazerolles, souvent identifié au Maître du Froissart Harley, un manuscrit des Chroniques de Froissart d'où la deuxième illustration est extraite. Elle représente le Bal des Ardents, cette fête organisée en janvier 1393 pour distraire Charles VI – le bien-aimé cinglé – et qui tourne au drame lorsqu’un incendie embrase les costumes des participants. Quatre aristocrates de l’entourage du roi y trouvent la mort ; à la suite de quoi Charles VI déjà déséquilibré devient définitivement fou.
La première illustration, conservée à la Bibliothèque de Berlin, nous montre tout autre chose : des bains publics. Une douzaine de baigneurs, hommes et femmes, dans des cuveaux de bois, mixtes, qui collationnent en lutinant.
Deux scènes bien différentes, mais qui disent assez la richesse de ces manuscrits. L'œuvre de Philippe de Mazerolles témoigne aussi des échanges artistiques qui, à la fin du Moyen Âge, rapprochent peu à peu les ateliers français et flamands.
© Veilleur de Nuit – 2017
dimanche 19 novembre 2017
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| J.M..- J. Hendrix & B. Jones backstage, Monterey Festival (1967) |
À l’occasion de la parution aux États-Unis d’un ouvrage qui lui est consacré, dont la couverture arbore sobrement le beau symbole créé par Gerald Holtom, voici deux clichés de l’Américain Jim Marshall (1936-2010).
Autodidacte, il commence à photographier très jeune à San Francisco et s’impose dans les années 1960-1970 comme l’un des grands photographes de la scène musicale : le dernier concert des Beatles à Candlestick Park, la guitare en feu de Hendrix, le doigt d’honneur de Johnny Cash à la prison de San Quentin, et le mythique – et malheureusement éphémère – San Francisco de Haight-Ashbury…
Avec celui qu’a pris Lynn Goldsmith devant une vitrine de New York, ce portrait de Dylan, seul, presque de dos, dans les coulisses du festival folk de Newport, fait partie de mes préférés.
« How the fuck should I know (what I've captured) ? I was there.
I took some photographs.This is them. I don't know what it means. When I'm photographing people, I don't like to give any direction. There are no hair people fussing around, no make-up artists.
I react to my subject in their environment, and, if it's going well, I get so immersed in it that I become one with the camera.»
© Veilleur de Nuit – 2017
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