In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est andrea star reese. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est andrea star reese. Afficher tous les articles

dimanche 19 février 2023

A.S. Reese - Chuck in the tunnel

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de la photographe américaine Andrea Star Reese (b.1952), déjà présentée ici en décembre 2017.
Le premier est tiré de sa série documentaire The Urban Cave, réalisée entre 2007 et 2014, consacrée aux sans-abri vivant dans les souterrains ferroviaires sous Harlem, un travail au long cours publié en livre en 2015. Le second appartient à sa série "Disorder" ; c’est probablement l’une des images les moins difficiles à regarder.

A.R. - Ngawi, Indonesia (2022)
Cette série, souvent éprouvante, documente les conditions de vie de personnes atteintes de troubles mentaux en Indonésie et révèle notamment la pratique du pasung (confinement forcé). Le projet a attiré l’attention de Human Rights Watch et participé à une prise de conscience des conditions réservées aux malades mentaux dans le pays.
De New York à Seattle et Jakarta, Andrea Star Reese photographie des vies souvent tenues à l’écart. Son travail ne cherche pas seulement à dénoncer : il oblige surtout à regarder ceux que l’on préfère parfois ne pas voir. Comme l’écrivait Lydia Perréal dans J’ai 20 ans et je couche dehors : « Ce qui dérange la société, c’est que nous sommes ses victimes... »

samedi 2 décembre 2017

A. Star Reese - Jamaica & Zoe (2007)
Une image et des mots. Une photo tirée de The Urban Cave, une série documentaire entreprise en 2007 par la photographe américaine Andrea Star Reese, sur qui je reviendrai.

Pour accompagner ce cliché, quelques lignes de Julien Gracq, extraites de Liberté grande, publié chez Corti en 1946.
" ... c'est quand elle descend dans mes rêves par les cheminées calmes de décembre, s'assied près de mon lit et prend timidement ma main entre ses petits doigts pour le difficile passage à travers les paysages solennels de la nuit, et ses yeux transparents à toutes les comètes ouverts au-dessus de mes yeux jusqu'au matin."

NR1 ICI