In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 13 août 2017

Andrey Remnev - Sieste (2008)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du Russe Andrey Remnev (b.1962). Formé à l'Institut Sourikov de Moscou, il étudie ensuite pendant huit ans la peinture d'icônes au monastère d'Andronikov, où est conservé le musée Andreï Roublev. Cette longue fréquentation de l'art religieux marque durablement sa peinture, réalisée à la tempera selon des techniques anciennes.

A.R. - La Volga (2007)
On retrouve dans son travail l’influence de l’Art Nouveau, des peintres préraphaélites et du constructivisme russe, mais aussi quelque chose de l’art des icônes : le goût des compositions très construites, des figures stylisées et des détails minutieusement travaillés. Ses personnages semblent appartenir à un temps indéterminé, entre tradition russe et imaginaire contemporain.
« Mes peintures, dit-il, se distinguent par le souci du détail et une décoration méticuleuse, dans un style russe traditionnel. »
 © Veilleur de Nuit – 2017

PL1
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dimanche 6 août 2017

B.R. - O' Connells, Detroit (1964)
La veillée du dimanche. Deux clichés de l'Américain Bill Rauhauser (1918-2017), disparu le 29 juillet, à quinze jours de son centième anniversaire, et que j'ai déjà présenté ici en novembre 2012. Longtemps resté fidèle aux rues de Detroit, qu'il a photographiées pendant plus d'un demi-siècle, il laisse l'un des témoignages les plus sensibles sur les métamorphoses de la ville industrielle américaine.
Plus qu'un photographe de l'événement, il fut un photographe de l'attention : photographier, ce n'est pas seulement savoir regarder, c'est aussi savoir ce que l'on regarde.
B.R. - Untitled (1960s)

« Il ne s'agit pas d'avoir la bonne exposition. Voir est important. Reconnaître le sens est ce qui compte. Votre intérêt pour la culture générale est ce qui importe. Si je pouvais tout recommencer, c'est ainsi que j'enseignerais – les deux tiers de l'éducation d'un artiste devraient être l'histoire et la littérature. Si vous n'avez pas ça, vous manquerez le cliché. »
 © Veilleur de Nuit – 2017
JC2
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samedi 5 août 2017

Tom Colbie - Eternal recurrence
Une image et des mots. En mémoire des Stoïciens, de Nietzsche (La naissance de la tragédie) et de Claude François (Ça s'en va et ça revient), voici sur l'idée de l'éternel retour une oeuvre du canadien Tom Colbie.
Et pour l'accompagner, quelques lignes extraites de Histoire de l'infamie, Histoire de l'éternité (1936), de l'éternel Jorge Luis Borges.

Une de ces ténèbres, parmi les plus belles sinon les plus obscures, est celle qui nous empêche de préciser la direction du temps. La croyance commune veut qu'il s'écoule du passé vers l'avenir, mais la croyance contraire n'est pas plus illogique, celle que Miguel de Unamuno définit ainsi dans ces vers : "Nocturne, le fleuve des heures coule, depuis sa source qui est le lendemain Éternel."

HB1
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dimanche 30 juillet 2017

Dawoud Bey - Rebecca (1991)

La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain Dawoud Bey (b.1953).
Formé à la School of Visual Arts de New York puis à la Yale University School of Art, il travaille depuis les années 1970 sur la vie et l’histoire des communautés afro-américaines.

D.B. - Harlem (2016)
Dans ses photographies, les personnes ne sont pas de simples sujets saisis au hasard : elles posent, parfois longuement, et participent pleinement à la construction de leur portrait, que ce soit dans la rue, dans une école ou dans une arrière-cour de Harlem.
« How can one visualize African American history and make that history resonate in the contemporary moment? »
Cette question accompagne une grande partie de son travail : comment faire entrer l’histoire dans le présent, sans pour autant perdre de vue les personnes qui la vivent ?
 © Veilleur de Nuit – 2017

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