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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 22 octobre 2016
dimanche 16 octobre 2016
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| A. Castro - Rien n'intéresse l'homme ... (2015) |
Après des études en architecture à l'Université de Leeds puis à l'Université Polytechnique de Barcelone, il s'initie à la photographie en autodidacte pour aller, dit-il, à la recherche de la poésie qui nous entoure, en se concentrant sur le passage du temps et plus précisément sur le sens de l'éphémère et les transformations continues dont la vie de l'homme est parsemée.
C'est cette idée qu'il souhaite véhiculer avec sa série Rien n'intéresse l'homme plus que l'homme, à laquelle appartient le premier cliché.
L'homme d'aujourd'hui ingurgite des images et des informations en quantité massive, dont la plupart s'estompent et deviennent invisibles immédiatement après leur transmission, entraînant avec elles l'homme et son intérêt pour l'homme.
Je sais bien que dans l'art conceptuel l'idée est censée prévaloir sur la forme, mais ici c'est seulement le plaisir esthétique - cette notion bourgeoise dont Adorno ne voulait pas entendre parler -, qui a dicté mon choix pour cette publication. Pour les mêmes raisons, j'aime beaucoup sa série intitulée Il suono del silenzio (une référence à la chanson de Simon & Garfunkel), réalisée en 2011 à Lucques, en Toscane.
dimanche 9 octobre 2016
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| T. Hillier - The fisherman's chapel (1938) |
Il y suit à l'Académie Colarossi l'enseignement d'André Lhote - qui fera bientôt l'objet d'une publication - et s’imprègne des cercles surréalistes ; Giorgio de Chirico et Max Ernst vont particulièrement l'influencer.
Mais le monde surréaliste dans lequel nous invite la peinture de Tristram Hillier n'est troublant que d'une manière imperceptible, liée à une perspective inattendue, ou à la présence légèrement incongrue d'un objet abandonné – souvent chargé de symboles. De cette tension subtile naît un sentiment singulier de calme et de solitude, comme si le peintre nous conviait à la contemplation silencieuse d’un univers à la fois familier et mystérieux.
dimanche 2 octobre 2016
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| F. Stein - Hole in the fence (1946) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe allemand Alfred Stein (1909-1967).
Fils de rabbin né à Dresde, il y rejoint à l'âge de 16 ans les Jeunesses Socialistes. Sa thèse de doctorat en Droit, qu'il soutient à l'Université de Leipzig, est rejetée par les nazis en raison de ses origines juives et de son activisme politique, et en 1933 il se réfugie avec sa jeune épouse à Paris.
Là, il transforme sa passion pour la photographie en profession, et ce sont ses clichés de la capitale française dans les années 30 - où il documente les grèves et le Front Populaire - qui lui apporteront la renommée.
Quand la guerre éclate, en 1939, il est interné dans un camp de la région parisienne mais parvient à s'en échapper.
Parvenu à Marseille, il embarque sur un paquebot à destination de New York où il poursuit son oeuvre photographique, d'abord comme photographe de rue exalté par le cosmopolitisme de Big Apple, puis comme portraitiste d'intellectuels - Albert Einstein, Thomas Mann, Hannah Arendt... -, de qui il s'imposait de connaître l'oeuvre.
"Lorsque je croise quelqu'un, j'ai envie de connaître son histoire."
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