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| T.M. - Tehuantepec, Mexique (1929) |
La veillée du dimanche. Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, deux clichés de la photographe et militante italienne Tina Modotti (1896-1942), dont la vie et le travail furent étroitement liés à son engagement pour la justice sociale et les causes politiques. Née à Udine dans une famille modeste, elle connaît l’usine dès l’âge de douze ans. Son oncle l’initie à la photographie, son père à la politique.
En 1913, elle rejoint ce dernier aux États-Unis, où elle travaille comme mannequin avant de devenir actrice.
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| T.M. - Mains d'ouvrier, Mexique (1927) |
En 1921, elle rencontre à Los Angeles Edward Weston (voir janvier 2012 et février 2014), dont elle devient le modèle, la maîtresse, puis l'assistante. Elle l’accompagne au Mexique, où elle découvre un pays marqué par la révolution et se rapproche notamment des
muralistes Diego Rivera et José Clemente Orozco. C'est là que s'affirme son engagement politique, au service duquel elle met désormais son art. Elle photographie les travailleurs, les femmes, les enfants, les symboles de la révolution... Avec le
Secours rouge international, elle sera en Espagne pendant la guerre civile, en Pologne, en Hongrie, ou encore en Autriche lors du soulèvement contre la dictature de Dollfuss.
Tina Modotti, hermana, no duermes, no no duermes :
tal vez tu corazón oye crecer la rosa de ayer,
la última rosa, la nueva rosa.
Descansa dulcemente, hermana.
Pablo Neruda.