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| JH1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 23 septembre 2012
samedi 22 septembre 2012
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| Antoine Carte - L'effort (1920) |
- Mais je les veux ! dit Jonas avec colère. Ce n'est pas juste que rien n'ait de couleur !
- Pas juste ?
Le Passeur regarda Jonas avec curiosité.
- Explique-moi ce que tu veux dire.
- Eh bien.... Si tout est pareil, on n'a plus de choix. Je veux pouvoir me lever le matin et faire des choix. Une tunique bleue ou une tunique rouge ?
Il baissa les yeux sur le tissu terne de son habit.
- Mais c'est toujours la même chose.
Puis il rit doucement.
- Je sais que ça n'a pas d'importance, ce que l'on porte. Cela ne compte pas. Mais...
- C'est le fait de choisir qui compte, n'est-ce pas ? lui demanda le Passeur.
dimanche 16 septembre 2012
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| G. Parks - Chicago (1957) |
Son premier travail professionnel consiste à photographier des modèles pour un grand magasin de St. Paul, dans le Minnesota. Cette expérience lui ouvre les portes de la presse locale de Chicago, où il commence à documenter la vie des quartiers pauvres du South Side.
C’est ce travail engagé qui lui vaudra d’être recruté par Roy Stryker pour la Farm Security Administration (FSA), où il va rejoindre une équipe prestigieuse de photographes documentaristes tels que Marjory Collins, Jack Delano, Dorothea Lange, Walker Evans ou Arthur Rothstein - autant de noms déjà évoqués ou à venir dans ce blog. Leur mission : sensibiliser l’opinion à la réalité sociale de l’Amérique, et appuyer, par l’image, les réformes du New Deal du Président Roosevelt face aux ravages de la Grande Dépression...
Tout au long de sa carrière, Gordon Parks poursuit ce double mouvement : engagé politiquement, proche des milieux artistiques et militants, il documente aussi bien la vie des gangs de Harlem que les campagnes de Martin Luther King ou les tensions raciales dans le Sud des États-Unis. Parallèlement, il développe un travail plus intime, empreint de poésie et de symbolisme, où la photographie devient un langage personnel. Toute son œuvre est traversée par une volonté constante : révéler l’humanité derrière les apparences, et raconter une histoire - la sienne, celle de son peuple, et celle d’un pays en mutation.
dimanche 9 septembre 2012
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| David Inshaw - She did not turn (1974) |
Deux ans après la découverte par le public de The badminton game, le tableau qui l'a rendu célèbre, il crée en 1975 le groupe The Brotherhood of Ruralists (d'abord nommé Broadheath Brotherhood) avec cinq autres artistes qui prônaient une esthétique poétique, symbolique, souvent inspirée par la campagne anglaise, en réaction à l’art conceptuel dominant.
Parmi eux, Peter Blake et Jann Haworth, les créateurs de la pochette de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band.
David Inshaw peint des scènes énigmatiques, suspendues dans le temps, où les figures humaines se fondent dans une nature imprégnée de mystère, comme dans le tableau ci-dessus. On peut par moments y percevoir l’héritage de William Blake ou de Samuel Palmer, que je présenterai sans doute. Ses tableaux parlent de mémoire, de solitude, de l’étrangeté du quotidien, tout en magnifiant une Angleterre rurale à la fois réelle et imaginaire.
I am not interested in making photographic representations of the world around me, but in creating a pictorial language that can express my thoughts and feelings in a poetic and symbolic way. It is a way of creating meaning and beauty in a world that can sometimes seems empty and meaningless.
Pour découvrir son travail, c'est ICI.
dimanche 2 septembre 2012
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| Brian Day - Tarp (2012) |
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| B.D. - It's all mathematics (2009) |
Ce champ de la photographie documentaire, Brian Day le dépasse souvent, avec ses deux très belles séries sur sa ville natale, "Planet Detroit"- d'où le second cliché est issu -, et "Detroit from above".
Il y a bien de belles photographies de rue, des portraits sensibles d'une ville que l'on dit sinistrée, mais on y trouve aussi certains clichés qui s'inscrivent dans une démarche plus conceptuelle, jusqu'aux métaphores vertigineuses - au sens littéral - de compositions presque abstraites nées d'une géographie urbaine vue du ciel. Photographe autodidacte devenu influent tout en restant modeste, Brian Day incarne une esthétique qui transcende le local et le banal, en révélant une profondeur sensible dans ce que beaucoup pourraient juger ordinaire. Ses images, tantôt abstraites, tantôt narratives, traduisent en fait un même souci : une vision poétique, discrète et critique de la ville qu’il aime.
Il y a bien de belles photographies de rue, des portraits sensibles d'une ville que l'on dit sinistrée, mais on y trouve aussi certains clichés qui s'inscrivent dans une démarche plus conceptuelle, jusqu'aux métaphores vertigineuses - au sens littéral - de compositions presque abstraites nées d'une géographie urbaine vue du ciel. Photographe autodidacte devenu influent tout en restant modeste, Brian Day incarne une esthétique qui transcende le local et le banal, en révélant une profondeur sensible dans ce que beaucoup pourraient juger ordinaire. Ses images, tantôt abstraites, tantôt narratives, traduisent en fait un même souci : une vision poétique, discrète et critique de la ville qu’il aime.
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