In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 11 mars 2012

Victor Hugo - Ma destinée (1867)
La veillée du dimanche. « En art point de frontière », disait Victor Hugo. Voici deux dessins parmi les quelque 4000 qu'il a réalisés, le plus souvent sur papier au stylo et à l'encre noire délavée.
"L'encre, cette noirceur d'où sort une lumière" (Océan, Oeuvres posthumes)

V.H. - Paysage avec 3 arbres (1850)





Ces dessins, où l'imagination pour s'exprimer est délivrée des contraintes de l'écriture, Victor Hugo disait les faire « à des heures de rêverie presque inconsciente, avec ce qui restait d'encre dans ma plume.»
Restés de son vivant dans le cercle des intimes, ils ne furent connus du public qu’après sa mort.
PF2
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dimanche 4 mars 2012

Wallace Berman - 7 (1965)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'artiste plasticien américain Wallace Berman (1926-1976), figure importante de la scène artistique Beat californienne des années 1950 et 1960.
Né à Staten Island, New York, mais installé très tôt à Los Angeles, Berman développe une œuvre très personnelle mêlant collages, photographies, objets récupérés et fragments typographiques. Passionné de musique, de poésie, de spiritualité et de cultures marginales, il fréquente les milieux Beat et publie à partir de 1955 Semina, une revue artisanale et expérimentale où paraissent notamment William S. Burroughs, Allen Ginsberg ou Michael McClure. Il s'intéresse aussi au jazz, qui occupe une place importante dans sa vie et dans son environnement artistique.
W.B. - See you soon (1965)

« The creative act is a way of reclaiming our humanity, of asserting our freedom, of expressing our deeper truths.»

À partir de 1963, Berman commence à réaliser ses célèbres collages Verifax, à l’aide d’une machine qui est alors une sorte de précurseur du photocopieur. On y retrouve souvent l’image d’une main tenant un petit poste de radio transistor dont la surface est recouverte d’images empruntées aux médias : actualités, publicité, pop-culture, références mystiques et langages codés ; ces images répétées et juxtaposées, dont voici un exemple, composent un étrange langage fait de signes dont le sens reste en partie mystérieux.
Longtemps resté à l’écart des circuits officiels de l’art, Wallace Berman n’en a pas moins exercé une influence importante sur la contre-culture artistique américaine.
KS1

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samedi 3 mars 2012

Hans Holbein le Jeune - Les Ambassadeurs (1533)

Une image et des mots. Vanitas vanitatum... Où l'on apprend que Patrick Poivre d'Arvor brigue un fauteuil à l'Académie Française.

Cet homme de télévision, qui pendant près de 30 ans nous a présenté l'actualité du monde avec des minauderies de mirliflore érotomane, accusé de truquages dans son métier de journaliste (la fausse interview de Castro, le faux garde-du-corps de Saddam Hussein, ICI), accusé de plagiat dans son métier d'écrivain (sa biographie d'Hemingway, ICI), condamné en appel à une peine de prison avec sursis pour recel d'abus de bien sociaux (affaire Botton, ICI) a tout de même été fait chevalier de la Légion d'Honneur, élevé au grade de commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres, et est également officier de l'ordre national du Mérite.
Cet homme donc, qui connaît mieux que quiconque ses faiblesses et sa vanité – cet « hommage d’un imbécile aux qualités d’un âne très intime », disait Ambrose Bierce –, n'estime visiblement pas être indigne de tous ces honneurs puisqu'il en brigue un surcroît, en venant aujourd'hui, sans aucune honte, prétendre mériter l'immortalité.... Formidable !

Lire, au sujet de ce tableau de Hans Holbein que j'ai choisi pour illustrer ce billet – et à propos de sa fameuse anamorphose –, ce qu'en dit Roger Caillois dans son ouvrage Au coeur du fantastique (1965). Jacques Lacan aussi l'avait commenté, mais bon..., Lacan.

TI3
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dimanche 26 février 2012

L.L.Dhurmer - Nu bleu
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre, pastelliste et céramiste français Lucien Lévy-Dhurmer (1865–1953), figure du symbolisme.
Né à Alger, il entre en octobre 1879 à l’École communale supérieure de dessin et sculpture du 11e arrondissement de Paris, où il étudie auprès d’Albert-Charles Wallet, Raphaël Collin et Alexandre Vion, eux-mêmes formés par Alexandre Cabanel.
De 1887 à 1895, il travaille comme décorateur en céramique à la Faïencerie d’art de Clément Massier, à Golfe-Juan, avant de se consacrer pleinement à la peinture. Il rencontre le poète Georges Rodenbach, dont il fait le portrait et qui lui ouvre quelques portes, notamment celle de Pierre Loti.

L.L.D. - Nuit sur le lac (1910)
De retour à Paris, il est révélé en 1896 par une exposition à la galerie Georges Petit, où son pastel Le Silence, réalisé l’année précédente, attire particulièrement l’attention. Il s’impose rapidement comme une figure du symbolisme français, aux côtés de Gustave Moreau ou Fernand Khnopff.
Inspiré par la musique – il était proche de Debussy –, la poésie, la littérature et les philosophies orientales, Lévy-Dhurmer cherche moins à représenter qu’à suggérer. Visages féminins enveloppés de brume, paysages intérieurs ou visions mystiques : ses œuvres invitent au calme et à la contemplation, et semblent moins vouloir représenter le monde que susciter une forme de rêverie.

A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...