In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 1 mars 2008

Anonyme - McAuley Cremorne Mission
Times Square NYC
(1985)
Une image et des mots. Conservé à la New York Historical Society, ce cliché fait partie de la collection de Eugene Gordon.
Dieu mort, restent les hommes, écrit Camus dans "L'homme révolté", c'est-à-dire l'histoire qu'il faut comprendre et bâtir.

Pour aller avec cette image, voici quelques lignes de l'écrivain suédois Stig Dagerman.
Je peux reconnaître que la mer et le vent ne manqueront pas de me survivre et que l'éternité se soucie peu de moi. Mais qui me demande de me soucier de l'éternité ?
[....] car à la vérité, il n'existe pour moi qu'une seule consolation qui soit réelle, celle qui me dit que je suis un homme libre, un individu inviolable, un être souverain à l'intérieur de ses limites.
Stig Dagerman, Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (1952).

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dimanche 24 février 2008

B.L. - Vue du Kattegat (1890)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre finlandais d’origine suédoise Berndt Lindholm (1841-1914). À vrai dire, le choix n’a pas été simple parmi les quelques œuvres de lui que j’ai dans mes archives ; j'y reviendrai sans doute.
Formé d’abord à la Société des Beaux-Arts de Finlande, puis à l’Université d’Helsinki, Lindholm est ensuite influencé par l'école de Düsseldorf où il part étudier en 1863.
B.L. - Vue de Hisingen

Quelques années plus tard, il gagne Paris à l’occasion de l’Exposition universelle de 1867 et y restera jusqu’en 1870. Après Alfred Wahlberg – qui fera certainement lui aussi l’objet d’une publication –, il est l’un des premiers artistes scandinaves à séjourner dans la capitale française.
Il y découvre les recherches nouvelles de la peinture française, notamment le travail de Barbizon et le pleinairisme. Lindholm est ainsi considéré comme l’un des précurseurs de la peinture impressionniste nordique en plein air, attentif avant tout aux variations de la lumière et aux impressions que laisse un paysage.
 © Veilleur de Nuit – 2008
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samedi 23 février 2008

Ph.D. Gendreau - Statue of Liberty
Une image et des mots. Le cliché est de Philip. D. Gendreau, un photographe québécois dont je ne sais rien, sinon qu'il avait un studio à New York dans les années 30-50.

L'homme n'est rien d'autre que ce qu'il fait. [....] L'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie.
Jean-Paul Sartre, L'Existentialisme est un humanisme (1946)
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dimanche 17 février 2008

A. Flack - Leonardo's lady (1983)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'artiste américaine, peintre et sculptrice, Audrey Flack (b.1931).
Elle étudie d’abord à Cooper Union, à New York, puis à l’université Yale, avant de poursuivre sa formation à l'Art Students League, où l’enseignement d’Edwin Dickinson compte beaucoup pour elle. 
Ses premières toiles s'inscrivent dans le sillage de l'expressionnisme abstrait, avant qu’elle ne se tourne, dans les années 1960, vers le photoréalisme dont elle devient l’une des figures majeures.
A. Flack - Untitled

Elle parle de ses compositions comme de « natures mortes narratives » : des arrangements d’objets qui prolongent la tradition des vanités du XVIIᵉ siècle, mais avec des signes très contemporains.
Son travail repose sur une observation extrêmement précise, mais aussi sur une réflexion sur ce que les images transmettent et transforment au fil du temps : « Pour moi, l’art est une découverte continue de la réalité, une exploration des éléments visuels qui se poursuit depuis des siècles, chaque artiste contribuant à l’avancée de la génération suivante. »
 Parallèlement, Audrey Flack s’engage pour les droits des femmes et accompagne de jeunes artistes, sans jamais transformer cet engagement en manifeste.
 © Veilleur de Nuit – 2008

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